Comité de coordination de cancérologie (3C)

Mise en oeuvre du plan cancer par le CHU

Publié le 24/11/2009 à 16h46 (mis à jour le 24/11/2009 à 16h55)

Pluridisciplinarité

Le CHU coordonne 25 Réunions de Concertation Pluridisciplinaire en oncologie (RCP) avec la participation de radiothérapeutes et oncologues extérieurs à l’établissement :

  • 21 RCP concernent la prise en charge des tumeurs de l’adultes : tumeurs digestives (2), carcinomes hépato-cellulaires, tumeurs endocrines, tumeurs gynécologiques/sénologiques (2), tumeurs urologiques (2), onco-neurologie (2), onco-dermatologie, lymphomes malins / syndromes lympho-prolifératifs, leucémie aiguës / syndromes myélo-prolifératifs, myélome, comité de greffe, tumeurs de l’appareil locomoteur, tumeurs des voies aéro-digestives supérieures et maxillo-faciales, tumeurs ORL, tumeurs thoraciques, tumeurs thyroïdiennes, soins de support thoracique ;
  • 4 RCP sont réservées à la discussion des tumeurs pédiatriques : neuro-oncologie pédiatrique, hémato-oncologie pédiatrique, tumeurs osseuses pédiatriques et soins palliatifs pédiatriques.

Les 4 RCP d’hématologie adulte et les 4 RCP pédiatriques constituent des RCP de recours régionales ; les autres RCP sont également ouvertes à la discussion de dossiers de patients non traités dans l’établissement (« inscription » du patient via le Dossier Communicant de Cancérologie (DCC) administré par le réseau régional de cancérologie pour les RCP informatisées).

Dispositif d’annonce

Son déploiement est en cours, facilité par le recrutement d’infirmières dédiées aux consultations d’annonce et la réorganisation de l’activité de consultation des services.

Le médecin traitant du patient est contacté précocement après le diagnostic pour solliciter son implication dans la prise en charge de son patient.

Soins de support et accompagnement du patient

Le CHU travaille sur la prise en charge globale du patient tant sur le plan psychologique que sur la prise en charge de la douleur.
Des protocoles d’antalgie validés par les anesthésistes sont disponibles dans les services. Les autres soins de support (diététicienne, psychologue, assistante sociale) constituent des ressources le plus souvent disponibles dans les services. Le CHU dispose également d’une Equipe Mobile de la Douleur et Soins Palliatifs et d’une psychologue spécifiquement recrutée dans le cadre du Plan Cancer qui interviennent sur appel dans l’ensemble des sites du CHU, à la demande des patients ou des soignants. Au décours du traitement initial, la prise en charge des patients nécessitant des soins palliatifs se fait en lien avec les différents réseaux départementaux pour les adultes, et dans le cadre du réseau régional ENFANT-DO pour les enfants.

Comité de coordination en cancérologie (3C)

Le CHU a, dès juillet 2003, mis en place un 3C composé de représentants des diverses disciplines impliquées dans la cancérologie, l’évaluation, la qualité, et l’activité (DIM). Un coordonnateur médical a été recruté à mi-temps à la fin de l’année 2007 et l’obtention d’un financement pour du temps paramédical a permis d’étoffer l’équipe de coordination avec le recrutement d’un assistant-qualité à temps plein.

Le 3C comporte un comité décisionnaire (représentants de la direction (stratégie, qualité, CME, soins infirmiers) et président du 3C) et un comité opérationnel (coordonnateur médical, assistante-qualité et groupe pluridisciplinaire composé de personnel médical et paramédical particulièrement impliqués dans la prise en charge des patients atteints de cancer), au sein duquel des groupes de travail ont été constitués pour remplir les différentes missions du 3C.

Les axes de travail prioritaires concernent l’amélioration de la lisibilité de l’activité cancérologique au sein de l’établissement, l’évaluation de l’activité et du déroulement des RCP, le déploiement de l’informatisation de l’ensemble des RCP dans le Dossier Communicant de Cancérologie, la diffusion des référentiels, le déploiement et l’évaluation du dispositif d’annonce, l’amélioration de la traçabilité des pratiques en cancérologie, le recueil des indicateurs concernant d’une part l’activité médico-chirurgicale et pharmaceutique cancérologique de l’établissement et d’autre part la qualité de la prise en charge des patients. La mise en place d’audits et d’enquêtes planifiées est réalisée en lien avec la Direction de la Qualité du CHU. Le CHU a par ailleurs participé en 2009 à l’expérimentation de l’indicateur RCP mis au point par la Haute Autorité de Santé.

Depuis fin 2009, la formalisation du 3C a été modifiée pour tenir compte de sa mutualisation avec l’hôpital Joseph Ducuing, établissement autorisé pour la délivrance des chimiothérapies dans le cadre d’une convention signée avec le CHU.

Coopération avec le Réseau régional de cancérologie ONCOMIP

Dans le cadre de ses missions, le réseau régional de cancérologie ONCOMIP, opérationnel depuis 1999, anime et coordonne l’activité de ses membres.

Le CHU de Toulouse est membre du réseau Oncomip. Quatre membres du 3C du CHU siègent au Conseil d’Administration d’Oncomip. Les échanges du 3C avec le réseau Oncomip sont de plus facilités par le rapprochement géographique de ces deux structures. Le réseau participe à l’évaluation des RCP en lien avec le 3C.

Au moins un médecin/chirurgien de chaque spécialité cancérologique exerçant au CHU est impliqué dans les groupes de travail pilotés par Oncomip afin d’élaborer et de mettre à jour régulièrement les référentiels de pratique et thésaurus de chimiothérapie.

Le réseau Oncomip comporte deux réseaux thématiques : le réseau Hématomip créé en 2005 et le réseau Oncomip pédiatrique créé en 2000, dont les cellules de coordination médicale sont localisées au CHU, le CHU étant le centre de référence régional garant des protocoles thérapeutiques pour ces deux spécialités.

Le CHU travaille aussi en collaboration avec Oncomip sur l’interfaçage de son futur système d’information hospitalier avec le DCC.

Le CHU gère également l’une des deux tumorothèques présentes dans la région (l’autre étant gérée par le CRLCC institut claudius regaud) servant de support à la Tumorothèque régionale gérée par Oncomip. Cette organisation permet à tous les établissements de soins de Midi-Pyrénées qui le souhaitent d’avoir accès au stockage des échantillons tumoraux de leurs patients.

Enfin, le CHU et le CRLCC ont bénéficié d’une subvention allouée par l’Institut National du Cancer pour la constitution d’une Unité pilote de coordination en Oncogériatrie en Midi-Pyrénées. En lien avec Oncomip, cette unité a pour objectifs de structurer la filière oncogériatrique de la région Midi-Pyrénées, de développer la recherche clinique spécifique, d’élaborer des référentiels régionaux et d’organiser la formation des acteurs.

Prise en charge des affections cardiovasculaires chez les patients atteints de cancer

La consultation d’Oncocardiologie est actuellement sous la responsabilité du Professeur Atul Pathak. Son objectif est la prise en charge des affections cardiovasculaires chez des patients soignés pour une pathologie oncologique. Elle s’occupe en particulier de la gestion des complications cardiovasculaires des traitements utilisés en oncologie mais aussi de toutes les comorbidités cardiovasculaires associées. Au cours de la consultation, les patients peuvent disposer d’explorations complémentaires puisque les examens sont disponibles sur le même étage.

Dépistage et prévention

Le dispositif de dépistage du cancer du sein est actuellement opérationnel grâce à la mise en place d’une structure de gestion, « DOC 31 ». Plusieurs actions ont été menées dans ce cadre, notamment : vaste campagne d’information, invitations adressées aux femmes de 50 à 74 ans pour la réalisation d’une mammographie, accompagnées d’un bon de prise en charge et d’une liste de radiologues, double lecture assurée par la structure de gestion. Le CHU participe au comité de pilotage. Grâce aux crédits alloués dans le cadre du plan cancer (équipement, poste de PH), le CHU participe depuis avril 2006 à la réalisation des examens de dépistage (mammographies).

Le CHU mène par ailleurs des actions dans le domaine de la prévention (consultations de tabacologie, consultations d’hygiène alimentaire et alcoologie, participation aux journées de dépistage des tumeurs cutanées organisées par le Syndicat des dermatologues, mise en place d’une structure de dépistage et de suivi par vidéomicroscopie des patients à risque de mélanome, dépistage des infections sexuellement transmissibles…) et de l’éducation (journées d’information pluridisciplinaire hebdomadaires pour les patients nécessitant une chirurgie ORL lourde,…).