Le don d’un organe (plus particulièrement le rein) ou de cellules souches hématopoïétiques (contenues notamment dans la moelle osseuse) de son vivant est autorisé. La législation (loi de bioéthique du 6 aout 2004) fixe très précisément les conditions de cet acte de solidarité.
Il est possible de prélever sur un donneur vivant un rein, un lobe pulmonaire ou hépatique.
Le donneur doit appartenir à la famille du receveur : père, mère, frère, soeur, fils, fille, grands-parents, oncles, tantes, cousins germains. Il peut aussi être son conjoint, le conjoint de son père ou de sa mère et toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur. Aucun don ne peut être effectué par un mineur ou un majeur faisant l’objet d’une mesure de protection légale.
La majorité des patients souffrant d’une insuffisance rénale terminale sont traités par dialyse puis par greffe à partir d’un donneur cadavérique. En France, 5% des greffes rénales sont réalisées à partir d’un donneur vivant.
L’éventualité d’un don du vivant repose sur la réponse à plusieurs critères :
avoir un groupe sanguin ABO compatible
subir une évaluation médicale exhaustive
satisfaire à une évaluation de la motivation et de l’état psychologique
C’est une intervention chirurgicale programmée, sous anesthésie générale. Le donneur doit être averti des risques encourus. Des suites opératoires simples demandent une hospitalisation de quelques jours puis un suivi médical régulier.
La moelle osseuse contient des cellules souches à l’origine de la formation des globules rouges, blancs et plaquettes.On trouve également ces cellules dans le sang et dans le cordon ombilical
un membre (même mineur) de la famille du patient
un donneur volontaire, inscrit sur un fichier
une mère après son accouchement (cordon ombilical)
La greffe de moelle osseuse a pour but la reconstitution du système immunitaire du patient et permet la guérison de maladies graves, parfois mortelles.
Dans 70% des cas, le don est intrafamilial et dans 30% des cas, il est fait appel à un donneur inscrit sur un fichier national ou international.
L’éventualité d’un don repose sur la réponse à plusieurs critères :
avoir un groupe sanguin ABO compatible
posséder le groupage tissulaire (HLA) le plus proche de celui du receveur
subir des examens cliniques et biologiques préalables
satisfaire à une évaluation de la motivation et de l’état psychologique
En l’absence d’autre solution thérapeutique, un prélèvement de cellules hématopoïétiques peut être pratiqué sur un mineur consentant au bénéfice de ses frères ou soeurs (exceptionnellement au bénéfice d’un cousin germain, oncle , tante , neveu ou nièce).
Dans tous les cas, le prélèvement doit être autorisé par les titulaires de l’autorité parentale ou le représentant légal du mineur après information des risques encourus.
La moelle osseuse est prélevée sous anesthésie générale par ponction dans les os du bassin.
Le volume du prélèvement est fonction de votre poids et des besoins du malade.
Le donneur est averti des risques encourus. En dehors des risques liés à l’anesthésie, le don est sans danger : la moelle est un tissu vivant qui se régénère rapidement.
Je sors de deux jours d’une hospitalisation bénigne. Un pépin de santé ? Pas du tout.Je suis allé donner ma moelle osseuse. Une anesthésie générale, des examens préalables...oui, il faut une sacrée motivation pour le faire. Pour moi elle est simple. De l’autre côté, il y a des malades de tout âge qui ont besoin de la greffe de moelle osseuse pour s’en sortir. Alors ces deux jours : c’est vite réfléchi. Marc, 35 ans
Le donneur vivant, quel qu’il soit, est informé des risques qu’il encourt et des conséquences éventuelles du prélèvement par un comité d’experts indépendants.
Cette information ne remplace pas l’information délivrée au préalable par l’équipe médicale responsable du prélèvement et de la greffe.
Excepté pour un don intrafamilial, la règle de l’anonymat « donneur-receveur » est respectée.
Le donneur doit exprimer son consentement devant le président du tribunal de grande instance (ou un magistrat désigné par ce dernier).
Il s’assure que le consentement est libre, éclairé et que les conditions du don sont conformes aux lois.
Au final, le prélèvement est autorisé par le comité d’experts qui a délivré l’information. Si le donneur est mineur, il vérifie que tous les moyens ont été mis en oeuvre pour trouver un donneur majeur.
La décision du comité d’experts n’a pas à être motivée.
Le don d’organe ou de cellules est gratuit. Quel que soit le lien entre donneur et receveur, toute pression et toute forme de rétribution liée au don est moralement inacceptable et contraire à la législation.
Par contre les frais afférents au prélèvement (transports, hébergement, hospitalisation, examens et traitements prescrits) sont intégralement pris en charge par l’établissement de santé effectuant le prélèvement.
Le cas échéant, la perte de rémunération subie par le donneur est aussi indemnisée.
Un suivi médical du donneur est assuré.
L’Agence de la biomédecine est informée préalablement à sa réalisation de tout prélèvement d’organe sur donneur vivant. Elle gère un fichier recueillant les données médicales concernant les suites opératoires et le suivi à long terme de ces donneurs.
41 greffes hépatiques (prélèvement d’un lobe)
22.40% du nombre total de greffes.
117 greffes rénales (prélèvement d’un rein)
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