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Histoire de La Fontaine Salée
A 300 mètres d’altitude, au pied de la chaîne Pyrénéenne, la petite ville de Salies-du-Salat bénéficie par sa situation géographique privilégiée d’un micro-climat à la fois tonique et sédatif, caractérisé par un excellent ensoleillement lié à une absence de vent. La présence d’eau chloruée sodique (contenant beaucoup de sel) forte, la plus minéralisée d’Europe (320 g. de sel par litre), lui a permis de développer, depuis l’Antiquité romaine, sa vocation de station thermale et climatique.
Un site propice aux cures thermales

Le centre de rééducation fonctionnelle de la Fontaine Salée, Hôtel particulier construit en 1880, est acheté par le Département de la Haute-Garonne en 1896 et est alors destiné à l’accueil des enfants dont l’état de santé nécessitait une cure thermale (ostéopathologies, scolioses etc....) A cette époque, le séjour des enfants était souvent très long : jusqu’à deux ans parfois.

Touchée par les conséquences de la Première Guerre Mondiale, la Fontaine Salée est réquisitionnée pour recevoir les soldats blessés.
Dans les années qui suivent, un service destiné aux tuberculeux incurables est ouvert, ce service perdurera jusqu’en 1922.
En 1926, après que des aménagements importants aient été réalisés, l’établissement devient Préventorium Thermal géré par le Département de la Haute-Garonne : bains salés et grand air redonnent la santé à un grand nombre d’enfants scrofuleux [1], rachitiques et lymphatiques [2].
En 1934, on ouvre une école de plein air destinée à assurer une scolarité normale aux jeunes pensionnaires. La capacité d’accueil est alors de 100 lits.

Toutefois, la lutte contre la tuberculose ayant pour conséquence immédiate une chute importante du taux d’occupation, le Conseil Général est obligé d’envisager une reconversion de l’établissement de Salies-du-Salat dans les années 1960.
En 1959, le Département achète l’établissement et, par convention, le CHR de Toulouse en assurera la gestion.

[1] prédisposition de l’enfant et l’adolescent à des infections banales de la peau et des muqueuses, et à la tuberculose qui se localise sur les ganglions, les os, les articulations

[2] dystrophie observée dans l’enfance caractérisée par une augmentation de volume des organes lymphoïdes, des amygdales, des ganglions...et par une certaine mollesse, une pâleur des tissus

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La reconversion de l’établissement vers la rééducation fonctionnelle infantile

Cette reconversion, facilitée par la propriété des eaux salées du site, est axée sur la rééducation : dès 1970, une convention est passée avec le CHR de Toulouse qui prend la gestion du site et en transforme la vocation : la Fontaine Salée devient dès lors le seul Centre de Rééducation Fonctionnelle Infantile de la région avec 75 lits.
Entre temps, entre 1965 et 1970, une section sanitaire pour adolescents est créée.
Au début des années 1980, l’établissement possédait 100 lits pour permettre l’accueil d’enfants de 0 à 15 ans issus des services de chirurgie infantile, justiciables d’une rééducation en milieu hospitalier. 3 instituteurs spécialisés et des professeurs affectés par l’Education Nationale assuraient alors dans l’établissement un enseignement jusqu’à la classe de troisième.
Le Centre de Rééducation Fonctionnelle, entouré d’un parc et de terrains de jeux, est doté en 1982 d’une piscine de rééducation et de natation.
Avec les progrès de la chirurgie, mais aussi de la prévention et du dépistage des maladies des os, la durée d’hospitalisation ne va cesser de baisser : une ostéopathologie nécessitant par exemple 1 an d’hospitalisation autrefois sera ramenée à 3 semaines à la fin des années 1980.
Durant les mêmes années, le bâtiment de la Fontaine Salée abrite 100 lits d’hospitalisation de moyen séjour contre 22 lits de moyen séjour pour son voisin Sita Bella.

Avec le temps, le personnel de Salies a dû s’adapter à des pathologies beaucoup plus diversifiées : en 1988 on trouvait dans l’établissement : l’endocrinologie pédiatrique (obésité, diabétologie...), adulte (équilibrage du diabète), la traumatologie adulte et infantile, la dermatologie, la néphrologie, la cardiologie et l’hématologie.
L’ouverture à Purpan d’un secteur de greffe de moëlle a vu son prolongement à la Fontaine Salée. Certains malades greffés y sont alors accueillis après leur séjour en milieu stérile dans le cadre des soins post-greffes.
La Fontaine Salée a, dès cette époque, une forte activité dans le domaine des consultations et des soins externes assurés par des médecins de services toulousains pour les populations locales.

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La marginalisation de l’activité infantile
Les premières hospitalisations de patients adultes en rééducation commenceront en novembre 1987. En 1988, le secteur « pouponnière » est désaffecté.
Au milieu des années 1990, l’activité d’hospitalisation infantile de la Fontaine Salée, certes toujours présente, n’a cessée de décroître pour devenir finalement marginale. En effet, depuis les années 1980, la reconversion du site vers le soin aux adultes tenait de la désaffection de la clientèle infantile due à l’évolution sociologique et démographique générale (dénatalité, amélioration de l’état de santé des populations) et aux progrès médicaux (suivi et dépistage, contrôles, techniques).
Afin de sauvegarder l’activité de l’établissement, des actions vont être engagées en vue d’obtenir la transformation de lits enfants en lits adultes et d’ouvrir plus largement la structure aux patients issus des services des Hôpitaux de Rangueil (Pédiatrie) et de Purpan (cardiologie, dermatologie, hématologie).
La décennie 1990 est marquée par la réalisation d’un service de rééducation fonctionnelle adulte et enfant doté d’un plateau technique performant, tandis que le bâti connaît un sérieux effort de rénovation achevé en 1993.
En décembre 1993, une salle de restauration pour les patients est ouverte.
En 1995, le « profil sociologique » de la Fontaine Salée est prioritairement défini sur 50 lits d’hospitalisation - rééducation adultes.
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Le Centre Médical de Sita Bella

Destiné, comme la Fontaine Salée (à 800 mètres duquel il se trouve), à devenir Maison d’Enfants, cet établissement a vu sa reconversion survenir avant même que sa construction ne soit achevée ! En 1959 le bâtiment, implanté lui aussi sur la commune de Salies-du-Salat, est racheté par l’ONIA, l’Office National Industriel de l’Azote (qui s’appelait alors l’APC) qui en fait une maison de repos pour son personnel.
En 1964, on construit une villa à proximité du bâtiment principal, dont la capacité d’accueil est portée à 25 lits.
Le 15 décembre 1973, l’APC devra revendre l’établissement pour des raisons économiques au Département de la Haute-Garonne.
Le 15 novembre 1974, par convention, le Département s’engage à mettre l’établissement à la disposition du CHR de Toulouse.

En janvier 1979, la Fontaine Salée et Sita Bella sont rattachés définitivement au CHR par convention et bail emphytéotique [1] passés avec le Département et regroupés avec le Centre Médico-Thermal Ramel de Luchon pour former un groupe hospitalier unique des établissements du CHR extérieurs à Toulouse : le groupe hospitalier Salies-Luchon, administré par la Fontaine Salée.

Lors de sa séance du 30 mars 1981, le Conseil d’Administration du CHR approuve l’utilisation du site de Sita Bella en tant que service de suite du CHR et la direction médicale de cette unité d’hospitalisation de 22 lits est confiée au professeur Denard, Chef de Service de Diabétologie.
Outre ce service, le site de Sita Bella, ouvert le 11 juin 1981 et inauguré le 5 octobre suivant au titre de Centre de Convalescence Polyvalent, accueille d’autres services du CHR comme la dermatologie et la chirurgie vasculaire.

Sita Bella est devenu, dans les années 1990, le lieu d’accueil en centre polyvalent de convalescence rattaché au service de diabétologie-endocrinologie et susceptible de répondre aussi à des besoins d’ordre nutritionnel.
L’occupation des 22 lits était alors quasi-constante pour une durée moyenne de séjour de 3 semaines environ.

[1] se dit d’un bail à longue durée

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1997 : année-clé pour le groupe hospitalier de Salies
Le groupe hospitalier de la Fontaine Salée est engagé cette année-là dans une restructuration d’ensemble, qui s’appuie sur la réalisation d’une seconde tranche de travaux comportant la rénovation complète du bâtiment principal avec le regroupement du service de diabétologie de 24 lits et un secteur de consultation fréquenté par 800 patients par an en moyenne.
Une troisième et dernière tranche de travaux sont engagées jusqu’en 1999 et concernent la réfection totale de la grande piscine de rééducation et du bassin de marche.
Cependant, un certain nombre de difficultés matérielles récurrentes amenèrent les décideurs à s’interroger sur le rapport du groupe Salies-Luchon à l’ensemble du dispositif hospitalier. Le groupe hospitalier Salies-Luchon souffre d’une relative exclusion par rapport aux autres sites du CHU : éloignement dans l’espace, peu de contacts avec Toulouse (notamment pour les formations des personnels, entre autre), relations entre services du CHU proprement toulousains mieux dynamisées... même si cette structure spécialisée Salies-Luchon était du reste parfaitement intégrée au CHU, sans compter la mission de service public importante en matière de proximité et d’utilité sociale (consultations diverses, participation au soutien de soins à domicile...)
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dernière mise à jour : 04-05-2005
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