L’Ablatherm est une solution élégante pour le traitement du cancer de la prostate chez les patients qui ne relèvent pas de la chirurgie, ou de la radiothérapie. Il s’agit d’une nouvelle modalité thérapeutique qui concerne 10 à 15 % des patients porteurs d’un cancer de prostate de petite taille, âgé de plus de 70 ans ou qui refusent une autre modalité thérapeutique.
Commercialisé depuis 2000 par la Société EDAP TMS, l’Ablatherm a été acquis par le CHU de Toulouse en Janvier 2006. Il est installé au cœur du plateau technique de haut niveau de l’hôpital de Rangueil dans le cadre du regroupement des disciplines à forte orientation oncologique sur ce site et en lien avec le futur cancéropole.
Ce traitement consiste à repérer la prostate par échographie et à utiliser des ultrasons de différentes intensités pour détruire la lésion : une intensité forte pendant un temps court (quelques secondes) qui conduit à une explosion des tissus par un phénomène de cavitation dû à la formation et à la mise en vibration de microbulles intratissulaires et une intensité plus modérée pendant un temps plus long (plusieurs secondes), qui se traduit par un effet thermique dû à l’absorption de l’énergie au point focal, à l’image de rayons de soleil concentrés à travers une loupe. C’est ce double phénomène qui crée la lésion spécifique de l’Ablatherm, irréversible et à effet immédiat.
Les patients sont traités sous anesthésie générale ou loco-régionale, sans aucune incision chirurgicale. L’hospitalisation ne dure que 2 à 3 jours, la sortie étant autorisée avec une sonde à demeure pendant encore une semaine. Si la prostate est trop grosse, elle peut faire l’objet d’une résection endoscopique préalablement à la séance d’Ablatherm. Les résultats sont appréciés quatre mois après la séance et, si nécessaire, un deuxième traitement est possible.
Un accord a été signé avec les CHU de Bordeaux et de Limoges qui utilisent également cette machine avec une rotation mensuelle. Cette organisation permet ainsi aux trois CHU concernés de planifier le traitement de leurs patients respectifs un mois par trimestre grâce au transport de l’appareil par un camion spécifique mis à disposition par le fabriquant. Elle optimise par ailleurs l’utilisation d’un équipement de haute technologie basé sur l’utilisation d’ultrasons focalisés de haute intensité, et dont le coût s’élève à 560 000 euros. Un accord équitable, en phase avec la nouvelle gouvernance qui impose d’améliorer la productivité pour le matériel lourd. La mobilité de l’appareil n’est pas gênante sachant que deux mois sont nécessaires entre la programmation d’un traitement et sa réalisation.
A ce jour, 30 sites sont actifs en France, 100 sites sont équipés dans le monde et 10 000 patients ont déjà été traités.

Il est engagé, avec huit autres centres en France, depuis l’origine dans l’évaluation nationale des résultats de ce traitement en termes d’effets secondaires et d’efficacité.
A Toulouse, les deux services d’Urologie du CHU sont impliqués et les traitements sont réalisés par le Professeur Pascal RISCHMANN et le Docteur Mehdi KHEDIS.
Contact
Hôpital Rangueil - 1, avenue du Pr Jean Poulhès TSA 50032 31059 Toulouse cedex 9
Plan d’accès
| Service d’Urologie - Transplantation Rénale - Andrologie
Professeur Pascal RISCHMANN Secteur H2 3ème étage Tél. : 05 61 32 32 40 |
| Service d’urologie, transplantation rénale et d’andrologie
Professeur Pierre Plante Secteur H2 3ème étage Tél. : 05 61 32 27 31 |