Hôpitaux de Toulouse

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Les différentes spondylarthrites

Au sein des spondylarthrites (SAI) on regroupe plusieurs maladies : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, arthrites réactionnelles, rectocolite ulcérohémorragique et maladie de Crohn, rhumatisme de la pustulose palmo-plantaire et du SAPHO, ...

La spondylarthrite ankylosante (SPA)

Publié le 03/04/2013 à 17h45 (mis à jour le 04/04/2013 à 13h18)

Symptômes

La spondylarthrite ankylosante (SPA) touche préférentiellement l’homme jeune, atteinte du rachis lombaire et des sacro-iliaques (douleurs dans les fesses) selon un horaire inflammatoire (source de réveils nocturnes et d’une raideur matinale de plus de 20 min). Parfois s’y associent des atteintes des articulations des membres : genoux, chevilles, mains ou pieds surtout les talons (talalgies) plus rarement les extrémités des doigts et orteils qui peuvent devenir rouges, gonflés comme une petite « saucisse ». Souvent ces douleurs sont très sensibles aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Parfois une atteinte des yeux (uvéite) peut être associée.

Comment diagnostiquer la spondylarthrite ankylosante ?

Sur les prises de sang, le syndrome inflammatoire est variable (protéine C réactive (CRP) et vitesse de sédimentation sont normales dans plus de la moitié des cas), on peut mettre en évidence souvent (80% des cas) un gène appelé HLA B27 mais la SPA n’est pas une maladie génétique (ce gène est normal et reste très fréquent chez les sujets non malades, de plus il n’est pas retrouvé dans certaines SPA !).

Les radiographies sont très souvent normales au début de la maladie et il faut plusieurs années pour voir les images de sacro-iliite (sur le bassin), de syndesmophytes (sur le rachis) ou d’épines calcanéennes (au talon).


Radiographie d’une sacro-illiite bilatérale


Le « mal de dos » mécanique étant très fréquent dans nos populations et les prises de sang ainsi que les radiographies le plus souvent normales au début, on comprend que le diagnostic puisse être difficile et long (en moyenne 8 à 9 ans !) ; mais les connaissances sur la maladie évolue et ce délai se raccourcit notamment grâce à l’utilisation de l’IRM.

Comment évolue une spondylarthrite ankylosante ?

L’évolution de ce rhumatisme est capricieuse, elle se fait par poussées successives entre lesquelles le patient ne ressent rien au début puis les crises peuvent se rapprocher et la douleur devenir permanente. Le risque évolutif est l’ankylose, c’est-à-dire l’ossification de l’atteinte articulaire qui soude les pièces osseuses entrainant une perte progressive de la mobilité source de gène fonctionnelle croissante.

Comment traiter la spondylarthrite ankylosante ?

Heureusement, toutes les spondylarthrites ankylosantes ne sont pas évolutives et surtout des traitements efficaces existent.

La prise en charge doit être pluridisciplinaire (médecin traitant, rhumatologue, kinésithérapeutes…) et adaptée à chaque patient. Elle peut comprendre également des traitements physiques (kiné, orthèses, cures thermales, ...), médicamenteux (AINS, traitements de fond) ou voire chirurgicaux.

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Rhumatisme psoriasique (RP)

Publié le 03/04/2013 à 17h46

Ce rhumatisme s’associe dans 90% des cas à un psoriasis cutané ou unguéal antérieur (ou familial).


Psoriasis


Mais il n’y a pas de parallélisme entre les atteintes cutanées et articulaires qui sont totalement indépendantes l’une de l’autre.

Symptômes

Le rhumatisme psoriasique est une spondylarthrite (SAI) car il y existe une atteinte des enthèses très souvent associée à une atteinte synoviale, type PR mais asymétrique. Cliniquement, cela se manifeste par des douleurs inflammatoires du rachis mais débutant plutôt en cervical, des talalgies, des douleurs sternales, des dactilites (doigts ou orteils en saucisse) ainsi que par des arthrites des articulations des membres plus fréquentes que dans la spondylarthrite ankylosante (SPA).


Orteil en saucisse

Comment diagnostiquer un rhumatisme psoriasique ?

Un syndrome inflammatoire est assez fréquent sur la prise de sang, il n’y a pas d’auto-anticorps connus. Le terrain génétique est variable : HLA B 16-17 ou 27. Les radiographies, normales au début, montreront dans les formes sévères des lésions d’ankylose des enthèses et de destruction des arthrites des membres. Mais là aussi, l’évolution par poussées successives est capricieuse et variable d’un patient à l’autre avec risque d’enraidissement du rachis et de déformations des mains et des pieds.

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Arthrites réactionnelles

Publié le 03/04/2013 à 17h46 (mis à jour le 04/04/2013 à 13h20)

Les arthrites réactionnelles touchent surtout des sujets jeunes, sous forme d’oligo-arthrites (1 à 3 articulations atteintes) migratrices, uvéite et parfois rachialgies inflammatoires. Elles sont précédées 2 à 3 semaines avant par une atteinte uro-génitale ou digestive (diarrhées).

Comment diagnostiquer les arthrites réactionnelles ?

Le syndrome inflammatoire est fréquent, le gène HLA B 27 souvent associé. Il faut rechercher le germe uro-génital ou digestif (Chlamydiae, Mycoplasmes, Shigelles, salmonelles, yersinia) déclencheur de la maladie.

Comment ces arthrites évoluent-elles ?

L’évolution sous traitement (avec antibiothérapie) peut se faire vers la guérison, parfois la récidive, plus rarement vers une véritable spondylarthrite ankylosante (SPA).

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Autres spondylarthrites

Publié le 03/04/2013 à 17h46

Rectocolite ulcérohémorragique (RCH) et maladie de Crohn

Ce sont des maladies du tube digestif (enthérocolopathies inflammatoires) qui peuvent s’associer à des atteintes articulaires de type spondylarthrites (SAI) avec oligo ou mono arthrites et atteinte des enthèses.

La recherche de diarrhées glairo-sanglantes doit donc être systématique à l’interrogatoire ; le diagnostic digestif nécessite une coloscopie. La prise en charge doit tenir compte des deux maladies.

Le rhumatisme de la pustulose palmo-plantaire et du SAPHO (Synovite, Acné, Pustulose, Hyperostose, Ostéite)

Elles sont proches du rhumatisme psoriasique mais beaucoup plus rares.

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