Les nouveautés

L’ophtalmologie moderne évolue rapidement et de nombreuses innovations sont à notre disposition ou en perspective.

L’analyseur de la viscoélasticité cornéenne

Publié le 18/01/2008 à 16h29 (mis à jour le 30/05/2014 à 14h38)

Cet appareil, appelé ORA (Ocular Response Analyzer – Reicherts), permet de mesurer la visco-élasticité de la cornée (hystéresie cornéenne) qui dans le kératocône est abaissée. Il peut avoir un intérêt dans le dépistage notamment des formes infracliniques, avec les autres moyens de diagnostic à notre disposition.


Courbe permettant d’analyser la réponse viscoélastique de la cornée.

D’autres analyseurs de la biomécanique de la cornée sont attendus dans l’espoir de mesurer la « résistance » de la cornée, amoindrie dans le kératocône. L’intérêt résiderait dans le dépistage des formes débutantes et dans l’évaluation des traitements chirurgicaux.

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Le laser femtoseconde

Publié le 18/01/2008 à 16h35 (mis à jour le 30/05/2014 à 14h42)

Il s’agit d’une technologie qui s’apparente à un « super bistouri laser » permettant des découpes très précises en tout point de la cornée. Dans le cadre du kératocône, il permet la réalisation de tunnels intracornéens capables d’accueillir et de faciliter la mise en place des anneaux intracornéens.
Le laser femtoseconde permet aussi de réaliser certains types de greffe de cornée.

Les CHU de Bordeaux et de Toulouse en sont équipés.
Découpes cornéennes au laser femtoseconde.

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Le laser excimer

Publié le 18/01/2008 à 16h44 (mis à jour le 30/05/2014 à 14h44)

L’essor du crosslinking du collagène cornéen permet de considérer l’utilisation du laser excimer, classiquement utilisé dans la correction cornéenne de la myopie notamment, dans le kératocône sous certaines conditions.

Le laser excimer est au mieux guidée par la topographie. L’objectif du traitement est de « régulariser » la surface cornéenne. Ce traitement personnalisé guidé par la topographie consiste donc à essayer de « normaliser » la surface cornéenne. Les résultats sont prometteurs dans certains cas. Un faible nombre de kératocône peut aujourd’hui en bénéficier. La précision du traitement n’est pas toujours parfaitement prédictible.

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Les implants toriques

Publié le 18/01/2008 à 16h46 (mis à jour le 30/05/2014 à 14h56)

Dans de rares cas, si la cornée centrale est claire, lorsque l’astigmatisme est stable et pas trop irrégulier mais qu’il est trop important pour être corrigé en lunettes ou lentilles, il est possible de proposer un implant intra-oculaire correcteur. Cet implant est torique pour corriger l’astigmatisme, il est accroché par le chirurgien à l’iris, à bonne distance de la face postérieure de la cornée ou positionné entre l’iris et le cristallin. Bien que potentiellement utiles, ces implants sont encore rarement posés mais pourraient à l’avenir prendre une place plus codifiée dans la prise en charge de la maladie.


Implant ARTISAN clipé à l’iris.

Géométrie de l’implant ARTISAN.

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