L’ophtalmologie moderne évolue rapidement et de nombreuses innovations sont en perspective.

Cet appareil, appelé l’ORA (Ocular Response Analyser – Reicherts), permet de mesurer la viscoélasticité de la cornée (hystéresie cornéenne) qui pour le cas des kératocônes est abaissée. Il présente un intérêt pour le dépistage des formes infra-cliniques. Les résultats sont encore en phase d’évaluation mais l’examen est très simple (un petit jet d’air) et les résultats plutôt prometteurs.
Ce laser permet de découper des canaux dans l’épaisseur de la cornée et de permettre une insertion très facile des anneaux intra-cornéens.
Seule une anesthésie par collyres est utilisée, les risques opératoires sont minimes. La position des anneaux est parfaitement maîtrisée. Le laser femtoseconde permet déjà depuis 2002 la réalisation sécurisée des volets cornéens de LASIK (chirurgie de la myopie). En France, le CHU de Bordeaux et l’Hôtel Dieu de Paris possèdent une unité de recherche sur le sujet. Le CHU de Bordeaux sera équipé d’un laser femtoseconde fin 2006, le CHU de Toulouse doit aussi en faire rapidement l’acquisition.
Il s’agit d’une nouvelle piste de traitement du kératocône. Un produit photosensible (la Riboflavine) est appliqué sur la cornée kératocônique puis une séance d’UVA (ultraviolets longs) est appliquée sur la cornée pendant plusieurs minutes.
Le but du traitement est de rigidifier le collagène en créant des ponts chimiques entre les fibrilles de collagène grâce à l’action polymérisante de la photothérapie (principe du Cross Linking). L’idée est de stabiliser ou faire régresser la maladie.
Les premiers résultats sont encourageants mais préliminaires, des études internationales sont en cours. En France, les CHU de Toulouse et de Bordeaux ont débuté des essais cliniques depuis la rentrée 2006.
Lorsque l’astigmatisme est trop important pour être corrigé en lunettes ou lentilles, si la cornée centrale est claire et que l’astigmatisme n’est pas trop irrégulier, il est possible de proposer un implant intra-oculaire correcteur. Cet implant est torique pour corriger l’astigmatisme, il est clippé par le chirurgien à l’iris, à bonne distance de la face postérieure de la cornée.
Il n’est pas incompatible avec la présence d’anneaux intra-cornéens insuffisamment efficaces. En cas d’intolérance ou d’inefficacité il peut être retiré. Ce geste est possible seul ou dans le même temps qu’une greffe de cornée. Bien que potentiellement utiles, ces implants sont encore rarement posés mais pourraient à l’avenir prendre une place plus codifiée dans la prise en charge de la maladie.
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