Hôpitaux de Toulouse

Le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse au service de la vie et de l'innovation

Prévention contre le SIDA

Personne n’est vacciné contre le sida.

On ne sait actuellement pas guérir les infections liées au VIH, séropositivité ou sida. Les traitements actuels, connus sous le terme de tri-thérapies, sont contraignants et ne font que ralentir l’évolution de la maladie. Alors une seule attitude possible : tout faire pour se protéger et protéger ceux que l’on aime.

Comment ça s’attrape ?

Le virus peut pénétrer dans l’organisme à l’occasion de rapports sexuels avec pénétration, de blessures avec du matériel souillé par du sang (seringues et matériel médical), ou être transmis à un bébé en cours de grossesse si la maman est séropositive. Pour chacune de ces situations il existe des moyens de prévenir l’infection.

Prévention et risque sexuel

Publié le 25/08/2004 à 11h41 (mis à jour le 06/04/2009 à 09h51)

Tout d’abord il faut savoir qu’un grand nombre de pratiques sexuelles sont totalement dénuées de risque de transmission. Le terme de "safe-sex" désigne ces pratiques. Il s’agit des caresses (avec les mains, la langue), des massages, de la masturbation solitaire ou réciproque, des jouets sexuels non partagés...bref tous actes qui ne comportent pas de pénétration, et donc pas de contact entre les secrétions sexuelles d’un partenaire et une muqueuse d’un autre partenaire.
En revanche toute pénétration doit être protégée par un préservatif, y compris les fellations pour éviter le contact entre le liquide séminal (qui s’écoule avant le sperme) ou le sperme lui-même et les muqueuses de la bouche.
Il existe différents types et marques de préservatifs masculins répondant aux différentes demandes : largeur, couleur, goût, allergies,... mais ils doivent tous porter la norme NF et ne doivent pas être périmés (vérifier la date limite de consommation).
Les préservatifs féminins sont d’usage relativement simple, ne sont pas en latex, sont très solides, peuvent être mis en place par la femme avant le début de l’érection de son partenaire, et être utilisés pour plusieurs rapports successifs si l’on ne change pas de partenaire. Ils peuvent aussi être utilisés entre hommes. Beaucoup d’avantages, un inconvénient : ils sont encore chers (environ 10F l’unité) et ne sont pas disponibles partout.
Dans tous les cas il convient de bien lire (relire) le mode d’emploi pour ne pas faire d’erreur, et de toujours utiliser un lubrifiant non gras pour éviter les ruptures. Attention : le beurre et les autres matières grasses comme la vaseline rendent le latex poreux et diminuent l’efficacité des préservatifs.

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Prévention de la transmission par matériel souillé

Publié le 25/08/2004 à 11h48 (mis à jour le 27/09/2011 à 16h08)

Tout matériel d’injection est à usage unique, une aiguille ne doit jamais être réutilisée, même après nettoyage. Les utilisateurs de drogues injectables doivent donc se préoccuper de trouver du matériel neuf pour chaque injection, et ne jamais partager ce matériel.
Tous les soins médicaux sont effectués avec du matériel stérile, il devrait en être de même pour les piercings et les tatouages. Si vous désirez vous faire faire un piercing ou un tatouage, adressez-vous à un professionnel et n’hésitez pas à lui demander quelles mesures il met en œuvre pour lutter contre la transmission du VIH mais aussi des virus des hépatites.
Dans le cadre de leur activité professionnelle, les infirmier(e)s, médecins, aides-soignants, auxiliaires de vie, etc... peuvent être exposés à une contamination, essentiellement par blessure avec un matériel souillé par le sang d’un patient séropositif. L’application des précautions standard permet d’éviter certains accidents.

Si malgré tout cela vous avez la sensation d’avoir pris un risque et de vous être exposé(e) au VIH, n’attendez pas, une consultation auprès d’un médecin pourra vous aider à évaluer réellement le risque pris, un traitement préventif peut vous être proposé si ce risque est important.

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Prévention de la transmission de la mère à l’enfant

Publié le 25/08/2004 à 11h50 (mis à jour le 11/10/2004 à 18h21)

Actuellement, dans les pays industrialisés qui ont accès aux médicaments anti-rétroviraux, 95% des enfants qui naissent de mère séropositive ne sont pas infectés, mais ce chiffre varie énormément d’une femme à l’autre, essentiellement en rapport avec l’état de santé physique et les résultats des bilans sanguins de la maman.
Pour protéger au mieux l’enfant à naître un traitement sera proposé à la femme en fin de grossesse, éventuellement associé à une césarienne. L’enfant devra également être traité pendant les premières semaines de vie.
En cas de souhait de grossesse chez une femme séropositive, il convient qu’elle, si possible accompagnée de son conjoint ou ami, rencontre un gynécologue spécialisé dans la prise en charge des femmes séropositives afin de connaître les risques précis et les modalités de traitement les plus adaptées à son cas.

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