Recommandations

Il existe bien souvent peu de données concernant l’innocuité de l’administration des médicaments au cours de la grossesse. Les médicaments disponibles, en particulier ceux non inscrits à la liste des substances vénéneuses sont bien souvent peu voire pas évalués chez la femme enceinte. C’est pourquoi il est important de prévenir l’automédication.

Le Pharmacien d’officine joue dans ce domaine un rôle essentiel. Quelques grandes « règles » guident alors le Conseil Pharmaceutique :

  • Lorsque la prise en charge de la pathologie le permet, proposer toujours en première intention des mesures hygiéno-diététiques. Ne proposer d’alternatives médicamenteuses que lorsque cela est nécessaire.
  • Choisir des spécialités contenant un seul principe actif, bien évalué chez la femme enceinte et ayant fait la preuve de son efficacité.
  • Éviter les principes actifs récents et les spécialités pour lesquelles il n’existe pas de rubrique grossesse dans le Vidal.
  • Les médicaments homéopathiques constituent une alternative intéressante pour les "petites pathologies " (allergie peu invalidante, toux, insomnie...) MAIS ne pas proposer de teintures mères ou de dilution 1DH. Attention aux spécialités qui contiennent à la fois de l’homéopathie et de l’allopathie (par exemple de l’aspirine strictement contre-indiquée à partir du 6ème mois de grossesse).
  • Orienter la patiente vers un médecin si les symptômes persistent ou lorsque la pathologie l’exige.
    Rassurer sur une prise médicamenteuse nécessaire (l’absence de traitement pouvant être plus risquée que le traitement lui-même).