1ère restructuration Hôpital Saint-Jacques : XIV° et XVI° siècle

Publié le 10/09/2004 à 17h36 (mis à jour le 27/11/2006 à 16h59)

- 1333, en janvier de cette année, on recense 22 religieuses travaillant à l’Hôpital Saint-Jacques : ce sont les Sœurs de la Daurade.

  • 1398, le testament d’Arnaud d’Avignon mentionne 14 hôpitaux et 3 léproseries à Toulouse... 1 siècle plus tard, on mentionnera 24 établissements hospitaliers et en 1515 deux arrêts du Parlement réduisent à 5 le nombre des petits hôpitaux.
  • 1528, l’Hôpital Saint-Jacques bénéficie de plusieurs agrandissements jusqu’en 1541.
  • 1540, le Parlement, devant les nuisances causées par la dissémination d’une multitude d’Hôpitaux dans la cité et les faubourgs, décide d’en réduire le nombre, qui passe de 30 en 1473 à 5 en 1540, et de les placer sous une administration commune située à l’Hôpital Saint-Jacques du-bout-du-pont. Après la « restructuration », celui-ci est obligé de recueillir les enfants abandonnés, dont la charge était jusqu’alors celle de l’Hôpital du Taur.
  • 1541, François 1er, dans ses lettres patentes, arrête le projet de construction d’un nouveau pont en remplacement de celui de la Daurade dont les crues emportent périodiquement les arches ; de plus, ce pont ne suffisait plus à assurer le passage des nombreux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.
  • 1554, l’Hôpital Saint-Jacques devient Maison-Dieu ou Hôtel-Dieu, c’est alors l’hôpital le plus important de la ville, il est transformé, agrandi et la chapelle remise à neuf.
    Le Pont de la Daurade, devenu Pont Couvert (parsemé de boutiques), est de plus en plus fragilisé par les inondations de la Garonne, fréquentes à Toulouse. Devenu de moins en moins sûr, on commence en 1554, après l’autorisation royale de François 1er, à construire un nouveau pont : le Pont Neuf. Son édification a duré presque un siècle ; long de 230 mètres, il est ouvert à la circulation en 1632.
    La vie de l’Hôtel-Dieu est en effet depuis toujours rythmée par la Garonne, avec par exemple le lavage du linge de l’hôpital qui s’effectuait sur un radeau accroché au niveau du fleuve.
    La batellerie y est nombreuse et les bâtiments de l’Hôtel-Dieu sont d’ailleurs souvent abîmés par les erreurs de pilotage des bateaux accostant vers les deux portes sous l’hôpital.
  • 1574, le 7 février, un incendie anéantit une grande partie de l’Hôtel-Dieu.