Les principaux axes de recherche du CIC s’appuient principalement sur les 4 grands IFR toulousains et sont guidés, depuis son ouverture, par le souci d’allier la qualité des travaux scientifiques à la diversité des projets dans un esprit d’ouverture. On distingue 3 axes forts traditionnels, plusieurs axes en émergence et nombre de partenariats plus ponctuels.
Le premier axe « fort » du CIC concerne la Recherche clinique en Neurosciences, en collaboration avec l’Unité INSERM 455 (F Chollet) et l’IFR 96 (JL Nespoulous), le pôle Neurosciences réunissant les services du CHU de Neurologie (M Clanet, B Guiraud-Chaumeil, G Géraud), de Neuroradiologie (C Cognard), de Neurochirurgie (Y Lazorthes), et les services de Pharmacologie Clinique (JL Montastruc, O Rascol), de Gérontologie (JL Albarède, B. Vellas) et de Physiologie (M Simonetta-Moreau). Les principaux thèmes de cet axe concernent les pathologies neurodégénératives (maladies de Parkinson, d’Alzheimer, de Huntington, Sclérose en plaque), les troubles de la motricité ou de la cognition (pathologie vasculaire, syndromes parkinsoniens, dystonies…) et le développement de nouveaux médicaments ou de nouveaux traitements de ces maladies (traitements « symptomatiques », « protecteurs » ou « récupérateurs »), la physiologie et la physiopathologie des troubles du mouvement et des fonctions neuropsychologiques. Cette activité est associée au réseau Inter-CIC-NeuroSciences.
Le deuxième axe de recherche « fort » est centré sur le métabolisme et l’obésité, en partenariat avec l’équipe de l’Unité 586 (D Langin) au sein de l’IFR 31 (N Vaysse), les services hospitaliers d’Endocrinologie (P Barbe), de Physiologie et de Médecine du Sport (D Rivière, I de Glisezinski), de Cardiologie (M Galinier, A Pathak) et de Pharmacologie (JM Senard, M Berlan), auxquels fait écho la compétence endocrinologique du Médecin Délégué du CIC (C Thalamas). Il intéresse la régulation du tissu adipeux, les mécanismes de l’obésité, leurs conséquences sur le métabolisme et les maladies qui s’y associent ainsi que leur prise en charge thérapeutique. C’est l’un des meilleurs exemples de réussite, dans le panorama des CIC français, d’une réelle continuité entre l’activité de recherche expérimentale d’amont et son transfert vers la recherche clinique physiopathologique et pharmacologique d’aval. Cette activité est associée au réseau Inter-CIC-Métabolisme-Diabète.
Le troisième axe du CIC intéressait auparavant les médicaments de l’hémostase, avec les services d’Hématologie (B Boneu, P Sié, Y Cadroy). Cette activité vient malheureusement de s’interrompre, en raison des orientations nouvelles des services d’hématologie.
En revanche sous l’impulsion et le développement du plateau technique d’imagerie (IRMf, TEP), le CIC a contribué à l’émergence d’un nouvel axe de recherche consacré à l’imagerie fonctionnelle. Le dynamisme des activités de recherche clinique en la matière, son apport à l’étude des mouvements anormaux, à l’évaluation de la récupération fonctionnelle post-lésionnelle ou à la plasticité cérébrale en réponse à l’administration d’un médicament, chez le volontaire sain ou le sujet malade, est illustré par le fait que 15% des protocoles conduits dans les 4 dernières années au CIC intéressent ce domaine. Cette activité s’est développée grâce aux collaborations avec les équipes de l’U 455 sous l’impulsion d’I Loubinoux et P Celsis.
A coté de ces axes de recherche principaux, identifiés dès l’ouverture du CIC en 1994, de nouveaux axes de recherche ont émergé.
La vocation d’un CIC est aussi de susciter ou de répondre aux sollicitations les plus diverses, mêmes ponctuelles, si celles-ci s’avèrent scientifiquement justifiées et si l’implication du CIC parait utile aux investigateurs pour le meilleur développement de leur recherche clinique. C’est ainsi que le CIC a épaulé sans hésiter, par exemple, les services d’Hématologie (J Pris, G Laurent) et d’Orthopédie (M Mansat) lorsqu’ils ont souhaité réaliser une étude prospective épidémiologique des hémopathies, lorsque la Néphrologie a souhaité réaliser une étude pharmacocinétique d’un nouveau traitement de l’hépatite C chez l’insuffisant rénal (L. Rostaing), lorsque l’Urologie a souhaité étudier les propriétés pharmacocinétiques d’un nouvel anticancéreux (B. Malavaud), lorsque la Pédiatrie a souhaité étudier une nouvelle formulation pédiatrique d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (F. Bouissou) ou effectuer un travail de recherche sur la Neurofibromatose (Y. Chaix), ou lorsque la Pneumologie a souhaité étudier de nouveaux marqueurs de l’hypertension pulmonaire (B. Degano).
Le premier quadriennat du CIC (1994-1998) fut consacré à mettre en place la structure. Le second (1998-2002) permit de consolider le centre, de récolter les premiers fruits de son activité scientifique et de démontrer ainsi le bien fondé et le succès de l’entreprise. Le troisième quadriennat a achevé d’implanter le CIC au sein du tissu toulousain de recherche clinique, s’appuyant plus particulièrement sur les relations avec les 4 IFR du site, en travaillant avec plus de 40 investigateurs figurant au profil de 6 Unités de Recherche et plus de 60 investigateurs membres de 25 services du CHU. Le CIC a ainsi pleinement joué son rôle de conseil méthodologique, de plateau technique et d’élément fédérateur, source d’échanges entre des investigateurs issus d’horizons différents réunis autour de projets communs bénéficiant de son aide et de son savoir faire.
Le quadriennat 2002-2006 a vu l’activité du CIC se développer dans plusieurs domaines nouveaux et le centre a ainsi pu étendre ses compétences aussi bien sur le plan scientifique que structurel :
L’interaction du CIC au sein de différents plateaux techniques du site n’a cessé de s’enrichir, qu’il s’agisse du plateau d’imagerie fonctionnelle (SPECT, TEP, IRM fonctionnelle), des explorations de l’obésité et du tissu adipeux (microdialyse du tissu adipeux, biopsie du tissu adipeux et du tissu musculaire), de l’analyse des médicaments anti parkinsoniens et antidyskinétiques (tests aigu à la Dopa et à l’apomorphine, développement de nouvelles échelles standardisées), de l’analyse du mouvement (enregistrement neurophysiologique, système ELITE, stimulation magnétique transcranienne, enregistrement vidéo du mouvement), de l’évaluation neuropsychologique et cognitive, de l’évaluation de la vigilance (latences multiples d’endormissement) ou encore des protocoles « lourds » de pharmacocinétique... Dans les 2 dernières années, l’équipe du CIC a continué de s’enrichir sur le plan technique, en particulier en matière d’exploration (1) du système nerveux autonome, avec la mise en place par le Dr Pathak de la micro-neuronographie, et (2) de la douleur, avec la mise en place par le Dr Brefel-Courbon de la technique du thermotest.
En synthèse, le CIC de Toulouse occupe une place que personne ne saurait lui contester dans un tissu de recherche et de partenaires locaux, mais aussi nationaux et, auxquels il offre un savoir-faire scientifique et méthodologique ainsi que des prestations techniques générant des résultats scientifiques. On doit aussi insister, sur les efforts permanents de formation développés de façon continue par l’équipe et qui enrichissent encore les relations et la place du CIC au sein du panorama de la Recherche Clinique toulousaine mais aussi internationale.
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