Des mutations nécessaires (1975-1995)

Publié le 13/09/2004 à 11h51 (mis à jour le 25/06/2015 à 13h23)

La vie des Hôpitaux, à partir de 1975, s’est liée encore plus étroitement aux impératifs économiques engendrés par les dépenses de santé : le « trou de la Sécu » avait fait son apparition en 1973 et est devenu rapidement préoccupant. Le ralentissement économique avait provoqué la montée du chômage et parallèlement une chute des cotisations. Depuis 1973, le budget des hôpitaux était perpétuellement déficitaire.

Les aménagements ont dû concilier les impératifs de la gestion rigoureuse d’un budget de plus en plus serré avec les nécessaires investissements techniques, les mises en conformité inévitables, le renouvellement des matériels, les revendications du personnel et l’amélioration indispensable des conditions d’hospitalisation : développer les chambres de 1 à 2 lits ; réduire la durée des séjours (la « mise en observation » ou « l’hospitalisation-dortoir » héritée de l’après-guerre représente une époque révolue).
Chaque site hospitalier se modernise, « redéploie » ses activités et son personnel.
A Rangueil, parmi les changements majeurs, on retient le réaménagement du 7ème étage du H1 avec la néphrologie, l’hémodialyse, la transplantation, les soins intensifs, les urgences, l’endocrinologie, la diabétologie, la radiologie...

Dans le détail, des évènements déterminants ont ponctué la vie de l’Hôpital de Rangueil, en voici quelque uns :

  • Depuis 1960, et ce pendant 25 ans, l’E. L. A. M. forme tous les laborantins du CHU, d’abord à Purpan puis à Rangueil.
  • En juin 1975, Mme le Professeur Enjalbert (1916-2015), avec le premier C. L. I. (Comité de Lutte contre l’Infection) met en place une surveillance des maladies nosocomiales.
    Février 1976, ouverture de l’Ecole d’Infirmiers et d’Infirmières de Rangueil avec une capacité d’accueil de 150 élèves, qui parvient à 659 en 1980.
  • 1981, juillet, les spationautes Jean-L. Chrétien et Patrick Baudry simulent une situation d’impesanteur en étant alités en service de Neurologie pour permettre l’observation du comportement de l’organisme dans l’espace.
    Le 22 février 1984, le Service des Grands Brûlés ouvre ses portes au quatrième étage du bâtiment H2 et est baptisé Centre Félix Lagrot.
    Le 27 novembre 1985, transplantation d’un fémur (première chirurgicale) réalisée par l’équipe du professeur G. Utheza sur un homme de 35 ans lui évitant ainsi l’amputation.
  • 1986, le 31 mars, première greffe cardiaque au CHU de Rangueil.
    Le 1er mars 1989, ouverture d’une consultation de dépistage des maladies du sein (notamment le cancer) par les professeurs Becue, J. Hoff et F. Joffre. La même année ouvre un centre de dépistage des tumeurs prostatiques.
    Le 25 septembre 1989, un laboratoire d’étude des maladies du sommeil (insomnie nocturne et hypersomnie diurne) ouvre dans le service d’Exploration Fonctionnelle Neurologique du professeur Arbus.
    Le 25 septembre 1990, ouverture d’un laboratoire d’immunologie et mise en service d’un nouveau scanner.
  • Fin 1991, dans le domaine de la biologie, mise en service de « VALAB », un système informatique de validation automatique des résultats avant leur édition ; installé dans le laboratoire de biochimie. C’est un exemple de partenariat entre le corps médical et l’informatique.
  • 1992, réorganisation du secteur des Soins Intensifs du service de Neurochirurgie de Rangueil des professeurs Yves Lazorthes (1910-2014) et Lagarrigue dans un but d’asepsie.
  • 1993, inauguration de l’IRM à Rangueil.
  • 1994, les chambres des patients sont rénovées.
  • 1997, mise en service de deux ascenseurs et d’une passerelle à l’entrée de l’Hôpital.
  • 1999, ouverture du « Relais H ». La même année, le site des Hôpitaux de Toulouse est ouvert aux internautes.