Grossesse et alcool

Publié le 22/09/2011 à 11h33

Le Ministère de la santé et l’Institut Nationale de Prévention et dÉducation pour la Santé (INPES) rappellent qu’une consommation, même ponctuelle ou modérée, d’alcool pendant la grossesse n’est pas anodine et peut entraîner des risques importants pour l’enfant à naître.

L’alcool agit sur l’embryon et le fœtus, notamment sur son système nerveux et son cerveau. L’alcool passe du sang maternel vers le sang du fœtus, au travers du placenta. Lorsqu’une femme enceinte boit un verre, il y a donc rapidement autant d’alcool dans le sang de son bébé que dans le sien, voire même davantage compte tenu du poids du fœtus et du fait que son foie n’est pas assez fonctionnel pour l’éliminer correctement.

Les effets de l’alcool sur le système nerveux central du fœtus peuvent être très néfastes. Ainsi, tout au long de la grossesse, l’alcool agit directement sur le cerveau du fœtus en développement. En outre une consommation d’alcool importante pendant les trois premiers mois peut produire des malformations irréversibles chez le bébé, des complications durant la grossesse (retard de croissance du fœtus, accouchement prématuré) ainsi que des troubles psychiques ou du comportement chez l’enfant exposé, tels que les troubles d’apprentissages, de la mémorisation, de l’abstraction, de l’attention ...

L’alcoolisation fœtale est la première cause non génétique de handicap mental chez l’enfant. Ainsi, en vertu du principe de précaution, il est recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir de toute consommation d’alcool dès le début de leur grossesse et pendant toute sa durée.