L’Hôtel-Dieu dans la 1ère moitié du XX° siècle

Publié le 10/09/2004 à 17h55 (mis à jour le 27/11/2006 à 17h05)

En 1900, la moitié du territoire toulousain est agricole. Nombre de petits métiers sont liés à l’agriculture. Lardenne, Lalande, Croix-Daurade, Saint-Simon et Pouvourville ne sont encore que de petits villages.

  • 1901, ouverture de l’Ecole d’Infirmiers et d’Infirmières : pour la première fois les soins deviennent un métier après obtention d’un diplôme délivré par l’Etat.
    La même année voit le début des travaux d’assainissement de l’Hôtel-Dieu pour remédier aux infections nosocomiales. En effet, celles-ci pouvaient êtres favorisées par la situation géographique de l’Hôtel-Dieu : au sein du quartier Saint-Cyprien qui abritait 7 à 8 boyauderies, dépôts d’os et maroquineries. De plus, les vents d’Ouest rabattaient à l’Hôtel-Dieu ces émanations malsaines.
  • 1906, les capacités d’hospitalisation de l’Hôtel-Dieu sont insuffisantes ; le projet de construction d’un hôpital hors de la ville, à Purpan, est déposé.
  • 1914-1918, même si Toulouse se trouve loin du front, les réfugiés arrivaient en nombre.
  • 1916, un projet des Ponts-et-Chaussées de l’ingénieur Pendariès prévoit de démolir l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques et l’Hôpital de La Grave ainsi que le Pont Neuf ! On les accuse de favoriser les inondations en formant un goulet d’étranglement à ce niveau de la Garonne. Les Académies et les Toulousains de Toulouse sont en désaccord et c’est le début d’une longue « bataille » à ce sujet jusqu’en 1918 débouchant sur un abandon du projet. Le Pont Neuf est remarquablement bien construit (seul pont de la ville qui a résisté à l’inondation de 1875 et qui a permis l’acheminement des secours jusqu’au quartier Saint-Cyprien).
  • 1921, instauration officielle du concours de l’Internat des Hôpitaux de Toulouse.
  • 1925, en première année d’études de Médecine à Toulouse, on compte 100 étudiants et ...1 étudiante ; elles sont trois lors de la promotion suivante.
  • 1935, la première Sœur Infirmière diplômée d’Etat arrive dans les hôpitaux.
  • 1937, on compte 400 malades à l’Hôtel-Dieu pour 30 Sœurs ; 1 chef de service par salle ; 85 internes et externes ainsi que les premières infirmières civiles arrivées deux ans auparavant.
  • 1940, afflux massif à l’Hôtel-Dieu de réfugiés épuisés, de malades, de mourants qu’il faut tenter d’héberger dans de grandes salles. L’Hôpital est alors summergé et en rupture de médicaments.