Le biomicroscope

Publié le 17/01/2008 à 16h29 (mis à jour le 30/05/2014 à 12h55)

Le biomicroscope (ou lampe à fente) est l’outil que l’ophtalmologiste utilise en routine pour examiner l’œil de ses patients. Il ne permet pas un diagnostic précoce du kératocône. Il permet en revanche la confirmation d’une ectasie cornéenne avérée et révèle plusieurs signes caractéristiques qu’il est important de rechercher pour adapter la prise en charge :

  • Les stries dites « de Vogt » : fines striations en rapport avec des plis anormaux de la cornée.
  • L’anneau dit « de Fleischer » : halo jaune-brun visible à la limite de la zone déformée et non déformée de la cornée.
  • Les opacités ou cicatrices cornéennes : souvent situées au sommet du cône, elles sont en rapport soit avec un épisode de rupture aigu de la cornée (hydrops) soit avec un frottement prolongé du sommet du cône contre une lentille de contact, soit avec les séquelles d’un abcès de cornée.
  • L’hypertrophie apparente des nerfs cornéens est aussi souvent retrouvée.

A un stade très avancé, le bombement de la cornée est tel qu’il devient visible à l’œil nu soit de profil soit dans le regard vers le bas (la cornée déforme en « V » la paupière inférieure, c’est le signe « de Munson »).

Enfin, très rarement, l’évolution peut se compliquer d’une perforation, d’un abcès infectieux ou d’œdème aigu et douloureux de la cornée (hydrops).