Le suivi des porteurs de lentilles.

Publié le 30/05/2014 à 15h12

L’équipement en lentilles d’un kératocône permet l’amélioration notable de l’acuité visuelle mais celle-ci nécessite un contrôle régulier afin de s’assurer du confort du patient, de contrôler l’évolutivité de la pathologie et afin d’éviter les complications.

Le port de lentilles rigides est progressif et régulier afin d’obtenir un confort satisfaisant. Un premier contrôle, après un mois de port maximum, s’assurera que ce confort est obtenu et que vision et adaptation sont satisfaisantes. L’instillation de collyres mouillants en unidoses peut aider les premières semaines à améliorer ce confort. Cependant, dans quelques cas, l’inconfort persiste malgré une progression de port régulière et une adaptation satisfaisante de la lentille. Le recours à l’utilisation d’un « piggyback » permet d’obtenir un meilleur confort sans compromettre l’acuité visuelle (superposition d’une lentille rigide sur une lentille souple).

Le kératocône est une pathologie évolutive, une réadaptation régulière est importante. L’augmentation de l’ectasie cornéenne du kératocône (bombement) va conduire à une modification de la géométrie de la lentille de façon à préserver le sommet cornéen de l’apparition de cicatrices par pression excessive et kératites répétées.

De plus, il existe des complications liées à la mauvaise adaptation ou utilisation de la lentille :

  • Érosions cornéennes du sommet, en cas de :
    • Temps de port excessif,
    • Anomalie du film lacrymal
  • Éblouissement, dans ce cas il faut augmenter le diamètre de la zone optique
  • Mauvais centrage : il faut augmenter le diamètre total ou diminuer le rayon
  • Mauvais confort : il faut vérifier les dégagements périphériques
  • Ventousage (la lentille ne bouge pas)