Projet de soins

Publié le 31/05/2013 à 15h46 (mis à jour le 31/05/2013 à 15h49)

Définition du projet thérapeutique

Au terme de l’évaluation et en fonction du résultat de celle-ci un projet de soins est défini en collaboration avec le patient et après concertation de l’ensemble des intervenants de l’institution impliquée dans la prise en charge.

Ce projet de soins doit être adapté aux capacités du patient et en particulier à la possibilité qu’a celui-ci de pouvoir se passer de la prise régulière d’un produit d’addiction surtout lorsqu’il s’agit d’une toxicomanie aux opiacés.

Cette dimension fondamentale de l’évaluation repose sur l’analyse du fonctionnement psychique, aux mieux dans des perspectives psycho-dynamiques, afin d’évaluer le mode de structuration de la personnalité et donc les mécanismes de défense prévalant, leur caractère fonctionnel et la place en leur sein de la défense addictive.

Ceci permet également de mettre en évidence les résistances susceptibles de s’opposer à un travail psychothérapique et qui atténuent d’autant les perspectives de changement.

Mise en oeuvre du projet thérapeutique

Le projet de soins n’a de sens que s’il repose sur une alliance thérapeutique, et est sous-tendu par une prise en charge pluridisciplinaire comprenant :

  • un suivi psychiatrique hebdomadaire ou bi-mensuel, complété éventuellement par une démarche psychothérapeutique en fonction du désir et des capacités du patient à s’inscrire dans une telle modalité de prise en charge,
  • un suivi social : l’aide à la réinsertion sociale et professionnelle se positionne dans une perspective socio-thérapeuthique,
  • un suivi infirmier,
  • un suivi éducatif si nécessaire.

Les modalités de prise en charge reposent essentiellement sur la réalisation d’un sevrage en ambulatoire ou dans le cadre d’une hospitalisation, il s’agit en majorité de sevrage de substances associées ou non à une dépendance aux opiacés, (alcool, benzodiazépines, cocaïne). Nous avons la possibilité dans le cadre d’une complémentarité de service de réaliser des sevrages en secteur d’hospitalisation dans les unités du service de psychiatrie et de psychologie médicale du Professeur SCHMITT où des lits de sevrage sont à notre disposition.

L’équipe de liaison en toxicomanie rattachée au service du Professeur SCHMITT et travaillant en étroite collaboration avec le Centre Maurice DIDE intervient au cours de cette période de sevrage hospitalier pour d’une part faciliter l’accueil des personnes toxicomanes et sensibiliser l’équipe soignante sur les particularités d’une telle prise en charge, mais également assurer la continuité du suivi et favoriser le lien avec le Centre Maurice DIDE notamment au moment de la sortie de l’Hôpital.

Au terme du sevrage le patient est adressé à nouveau au Centre Maurice DIDE qui assure le suivi psychologique et social indispensable au maintien de l’abstinence.

Mise en place éventuelle d’un traitement de substitution

Les traitements de substitution sont principalement destinés aux personnes qui souhaitent s’engager dans un processus thérapeutique mais qui restent dans l’impossibilité à ce stade de leur évolution de pouvoir se passer définitivement de la prise d’opiacés.

Un tel traitement prend tout son sens lorsque s’associe à la substitution un suivi psychologique et social qui puisse progressivement amener le sujet à se libérer de ses conduites toxicomaniaques grâce aux remaniements internes et au travail de réadaptation qui permettra une telle prise en charge.

La décision d’inclusion du sujet dans un programme de substitution est prise au terme de la période d’évaluation après concertation de l’ensemble des intervenants du Centre Maurice DIDE concernés par la prise en charge du patient.

Le cadre de soins est étoffé par la désignation d’une infirmière référente.

La personne s’engage à suivre un certain nombre de règles comprenant notamment la venue quotidienne au Centre Maurice DIDE au cours des premiers mois de prescription pour la délivrance d’opiacés. Un contrôle régulier de l’abstinence par analyse urinaire. Un entretien hebdomadaire avec un médecin psychiatre.

Les changements observés tant sur le plan psychologique que social donne lieu à des aménagements du cadre thérapeutique et ce de manière informelle en fonction des observations recueillies par le médecin psychiatre ou l’infirmière référente, mais également de manière formelle à l’occasion d’une réunion institutionnelle d’évaluation programmée pour chaque patient tous les six mois.

Prise en charge psychothérapique de groupe

Le Centre offre la possibilité pour la personne de s’inscrire dans une prise en charge psychothérapique de groupe au Centre Maurice Dide : le jeudi matin, un atelier d’Arts plastiques utilisant comme outil de médiation la peinture, le dessin, le collage, la terre, la plume, les mandalas, la peinture sur céramique, … est mise à disposition des patients du Centre Maurice Dide. Un atelier de sophrologie a lieu le mardi matin, tous les 15 jours.