En France, il n’y a pas d’éducation thérapeutique dans la maladie de Parkinson. Pourtant cette maladie fréquente (deuxième cause d’affection neuro-dégénérative, derrière la maladie d’Alzheimer) est une maladie chronique, progressivement invalidante ce qui représente les pré requis pour une éducation thérapeutique.
Depuis un an grâce à l’obtention d’un financement (programme de recherche en qualité hospitalière organisé par le ministère de la santé), l’équipe du docteur Brefel-Courbon (Service de Neurologie du CHU de Toulouse) a initié un protocole de recherche clinique médicoéconomique visant à évaluer l’impact d’un programme d’éducation thérapeutique sur la qualité de vie du patient Parkinsonien et sur les couts résultant de cette prise en charge.
L’éducation thérapeutique permet au patient d’acquérir des compétences pour qu’il participe de façon plus active à la prise en charge de sa maladie, qu’il soit capable de prendre des initiatives et qu’il ne reste pas simplement spectateur. De plus, l’éducation thérapeutique constitue une aide à l’acceptation de la maladie. Ce programme comprend à la fois des consultations individuelles d’éducation centrées sur les besoins propres du patient et des ateliers de groupes autour d’une thématique choisie. Cent vingt patients Parkinsoniens ont déjà été inclus. Ils expriment une grande satisfaction quant au bénéfice de ce programme sur leur vie quotidienne. Nous attendons les résultats de cette étude dans quelques mois en espérant qu’ils confirment le ressenti des patients.
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