Canicule et médicaments : revue des liaisons dangereuses
#Pharmacie#Prévention
Mis à jour le
Les différents mécanismes de régulation thermique de nos corps, pilotés par notre cerveau, sont mis à l’épreuve lors des épisodes de canicule. La Pr Agnès Sommet, cheffe du service de pharmacologie médicale et clinique, a passé en revue les médicaments qui nécessitent une vigilance particulière, voire une adaptation ponctuelle de la posologie sur avis médical.
Quels sont les médicaments concernés ?
- Antidouleurs opioïdes, antidépresseurs, neuroleptiques contre les psychoses et anxiolytique/antihistaminiques H1 : perturbent la régulation par le cerveau de la température de l’organisme. Dans une moindre mesure, les bétabloquants perturbent la régulation de la température de la peau et des muscles.
- Antihypertenseurs et anti-inflammatoires non stéroïdiens (
AINS ) : perturbent le fonctionnement des reins et favorisent la déshydratation. - Bêtabloquants : limitent le débit cardiaque et peuvent générer de l’essoufflement.
- Laxatifs, diurétiques et certains antidiabétiques : favorisent la déshydratation.
- Médicaments contre les troubles urinaires : réduisent la sudation.
- Hormones thyroïdiennes : peuvent contribuer à augmenter la production de chaleur du corps.
Les bons réflexes
En termes d’automédication, il est important de rappeler qu’il ne faut pas avoir recours au paracétamol ou à l’ibuprofène en cas d’insolation ou de coup de chaleur.
Quelle que soit votre situation pensez toujours à appliquer, avant tout, les gestes essentiels de prévention :
- s’hydrater régulièrement,
- éviter les activités physiques intenses,
- rester au frais dans la mesure du possible.
Et, en cas de doute, parlez-en à un·e pharmacien·ne ou votre médecin traitant si vous suivez un de ces traitements médicamenteux.