Endométriose : 3 premières patientes opérées au CHU de Toulouse avec une innovation unique au monde !
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Attention, cet article est une archive. Il n’est plus visible sur le site Internet du CHU de Toulouse depuis le 10 août 2026.
Au CHU de Toulouse, nous sommes le 2e établissement de santé en France à avoir utilisé les ondes Hifu pour traiter l’endométriose avec atteinte digestive. Une intervention rapide, sans incision et des patientes qui ont pu récupérer très vite. Un nouvel espoir pour celles qui sont atteintes de cette maladie très invalidante.
Après l’étude réalisée par le Pr Gil Dubernard aux Hospices civils de Lyon, avec plus de 150 patientes traitées, le CHU de Toulouse est le 2e établissement de santé à utiliser les ondes Hifu pour traiter l’endométriose avec atteinte digestive.
L’endométriose est une maladie chronique qui se caractérise par la présence de tissus semblables à la muqueuse utérine (endomètre), en dehors de l’utérus. Ces tissus créent des lésions et irritent les organes environnants, ce qui expliquent les douleurs très intenses et souvent handicapantes. Dans 1 cas sur 5, cette atteinte se situe vers le rectum et peut entrainer des troubles digestifs (diarrhées et constipation), envies fréquentes d’aller à la selle ou douleurs lors de rapports sexuels.
Jusqu’à présent, en cas d’échec du traitement médical, le traitement habituel consistait en une chirurgie longue (entre 2 et 3 heures), plus ou moins lourde, au cours de laquelle la chirurgienne ou le chirurgien retirait les lésions. Ce type de chirurgie peut entraîner des complications et, dans certains cas, nécessiter la mise en place temporaire d’une stomie afin de laisser le temps à l’intestin de cicatriser.
Désormais, nous proposons au CHU de Toulouse une prise en charge mini-invasive, réalisée par le Pr Élodie Chantalat et ses équipes à l’Hôpital Rangueil et sur le site de l’Oncopole Claudius Regaud. Cette technique innovante repose sur l’utilisation d’ultrasons, à l’aide d’une sonde introduite par voie endorectale (intervention à l’intérieur du rectum). Les ultrasons traversent les tissus sains pour se concentrer uniquement sur la lésion. Ils la chauffent, empêchant les cellules de continuer à vivre et à se développer.
L’intervention ne dure que quelques minutes et ne nécessite, ni incision, ni chirurgie lourde. Nous avons déjà pu prendre en charge 3 premières patientes : aucune complication urinaire ou digestive n’a été observée et la récupération a été rapide, sans impact sur la fertilité. Cette technique mini-invasive ouvre des perspectives très prometteuses. Même si la chirurgie reste une solution thérapeutique souvent nécessaire, il est important de pouvoir proposer une alternative aux patientes qui peuvent en bénéficier. En effet, les patientes doivent être sélectionnées selon des indications précises et validées en réunion pluridisciplinaire.
Pr Élodie Chantalat
chirurgienne gynécologueDr Marie-Charlotte Delchier
radiologue à l’Hôpital Rangueil
Retrouvez également cette information dans notre communiqué de presse du 9 juillet 2026 [PDF – 635.7 ko].