« la Belle Paule », entre romantisme et vérité historique

Publié le 13/09/2004 à 12h20 (mis à jour le 23/08/2012 à 13h46)

Le 1er août 1533, François 1er en visite à Toulouse est reçu, entre autre, par Jean de Bernuy dans son hôtel particulier ; celui-là même qui s’est porté garant de sa rançon lorsqu’il était prisonnier de Charles Quint, le Roi d’Espagne.
Pour cette venue, les Capitouls ont organisé de grandes festivités, fort chères nous disent les chroniqueurs (pour faire oublier le peu de taxes rapportées au pouvoir royal à cause des mauvaises récoltes ?)
Au moment de la remise des clés de la ville, François 1er est accueilli par deux jeunes filles, l’une d’elles se nommait Paule de Viguier (1518 - 1610), alors âgée de 14 ans. Elle accueille le Roi avec un compliment en vers lu...en Français.
Le Roi est frappé par sa beauté et la surnomme « la Belle Paule ».
Les Toulousains ont été également saisis par la beauté de celle « qui réunissait en sa personne les plus charmantes qualités et la beauté la plus parfaite (...) »
Au départ du Roi, le peuple de Toulouse est la source de troubles et les Capitouls obligent la « Belle Paule » à apparaître à sa fenêtre deux fois par semaine pour contenter la foule. C’est cette scène qui a été représentée par Henri Rachou au Capitole.
Paule de Viguier n’était pas seulement une belle femme comme nous le raconte la littérature locale, elle était aussi une mère qui avait perdu brutalement son fils. Elle racontait ce triste événement à travers de la poésie d’un grand lyrisme.

Paule de Viguier va utiliser sa réputation et sa fortune pour ouvrir les portes de son hôtel particulier aux poètes, écrivains et chanteurs. Elle va contribuer à l’évolution des mentalités et au renouveau des arts de la ville rose.
Dans ce contexte de Renaissance où se mêlent romantisme et vérité historique, Toulouse a besoin d’un peu d’art et de finesse car elle reste depuis longtemps sourde aux changements venus de l’extérieur.