« Le Grand Renfermement » - seconde moitié du XVIIème siècle

Publié le 13/09/2004 à 11h12 (mis à jour le 25/03/2005 à 10h11)

En 1647 naît à Toulouse l’Hôpital Général Saint-Joseph de La Grave (Saint-Joseph étant le patron des travailleurs ; ses attributs sont la pauvreté, la charité et l’humilité). Il est situé dans les locaux de l’Hôpital Saint-Sébastien des pestiférés, réaffecté (la peste, certes toujours récurrente, n’était plus un fléau à Toulouse dès la seconde moitié du XVIIème siècle comme elle l’était au XIVème siècle).
Cette réaffectation s’explique par le fait que le XVIIème siècle est marqué par une misère effroyable, conséquences des guerres et des épidémies de peste.
En période de crise frumentaire ou financière (excès de la fiscalité royale), les pauvres sont nombreux à converger vers les villes (artisans et ruraux ruinés par exemple).
C’est pour répondre à ces mouvements d’indigents vers les villes qu’ont été créés les Hôpitaux Généraux au XVIIème siècle. On y menait la politique dite du « Grand Renfermement » des pauvres : « soigner, nourrir, instruire et relever le niveau moral des pauvres » tel est le but affiché. Mais ces malades sont bientôt en surpopulation sur le site de la Grave ; son voisin l’Hôtel-Dieu doit subir des transformations pour les accueillir.
Quelque soient les problèmes financiers et la surpopulation des pauvres hospitalisés, l’Hospice de la Grave, tout au long de ce siècle, ne refusa jamais l’entrée de nécessiteux.
Néanmoins, la politique du « Grand Renfermement » est à terme un échec car l’Hôpital Général n’a pas eu les moyens financiers et médicaux de la satisfaire.