Techniques chirurgicales

Retrouvez ci-dessous les différentes techniques chirurgicales proposées par le centre de reconstruction mammaire Occitanie pour une reconstruction mammaire après un cancer du sein.

Reconstruction par prothèse

Publié le 16/12/2020 à 17h04 (mis à jour le 25/01/2021 à 11h37)

Une reconstruction mammaire par prothèse permet d’obtenir un résultat satisfaisant en termes de volume et de forme, notamment pour les poitrines de faibles volumes et peu ptosés (« tombants »). Toutefois, les sensations sont très différentes, avec une poitrine beaucoup plus ferme voire dure, figée, notamment si une radiothérapie a dû être nécessaire.

La plupart du temps, une étape préalable par prothèse d’expansion est nécessaire lorsqu’il y a eu une irradiation. Les prothèses d’expansion positionnées derrière le muscle pectoral permettent d’étirer progressivement le muscle pectoral, le muscle dentelé ou son fascia, et la peau. Elles sont ensuite gonflées progressivement à travers une valve, qui peut être intégrée ou décalée par rapport à la prothèse. Les injections au sérum physiologique se font toutes les 2 à 3 semaines environ jusqu’au volume souhaité. Ces prothèses ne sont que transitoires. Une nouvelle intervention chirurgicale sera nécessaire pour la remplacer par une prothèse définitive.

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Reconstruction par transfert de graisse (ou lipofilling)

Publié le 16/12/2020 à 17h04

Cette technique consiste à réaliser un transfert de votre propre graisse, à partir de certaines zones (abdomen, cuisses, lombes) vers la reconstruction mammaire.

Cette même technique est indiquée dans des cas très différents comme pour :

  • Atténuer les contours d’une prothèse,
  • Augmenter le volume d’une reconstruction par lambeau,
  • Reconstruire un volume.
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Reconstruction par lambeaux

Publié le 16/12/2020 à 17h04

Lors d’une reconstruction mammaire par lambeaux, vos propres tissus sont utilisés pour reproduire la forme et le volume de votre sein. On distingue deux types de lambeaux :

  1. Les lambeaux pédiculés (dont les vaisseaux restent en continuité) : il s’agit du lambeau grand dorsal et du lambeau de TRAM
  2. Les lambeaux non pédiculés qui nécessitent un geste de micro-chirurgie : DIEP, Gracilis, PAP, …

Une fois terminées, ces reconstructions mammaires seront définitives et évolutives : elles suivront vos variations de poids et les effets de la pesanteur et du temps comme le sein naturel.

Zoom sur les reconstructions mammaires par lambeaux pédiculés

On trouve deux types de lambeaux pédiculés :

  1. Lambeau grand dorsal : le muscle grand dorsal est un large muscle s’insérant sur la paroi thoracique postérieure (dans le dos) et la face antérieure du bras. Le muscle (avec le tissu graisseux sous cutané et une palette de peau) est détaché de ses attaches périphériques, il est vascularisé par son pédicule vasculaire situé au niveau de l’aisselle et est transposé sur la paroi thoracique antérieure. Ce type de reconstruction pourra être associé avec la mise en place d’une prothèse et / ou également du lipofilling.
  2. Lambeau de TRAM : le lambeau de TRAM est le lambeau musculo-cutané de grand droit de l’abdomen. Cette technique est de moins en moins utilisée compte tenu des séquelles sur la sangle abdominale et de l’apparition de la technique du DIEP.
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Reconstruction microchirurgicale

Publié le 16/12/2020 à 17h04

Lors d’une reconstruction mammaire microchirurgicale, certains tissus comme ceux de la partie inférieure de l’abdomen située sous l’ombilic (DIEP), ou ceux situés à la partie haute et interne de la cuisse (Gracilis et PAP) peuvent être utilisés.

Ces tissus ou lambeaux sont alors prélevés avec leurs vaisseaux et positionnés sur le thorax pour reconstruire le sein.

DIEP

Le principe de la reconstruction mammaire DIEP est d’utiliser l’excès de peau et de graisse sous ombilical qui va être prélevé sous la forme d’un fuseau horizontal avec ses vaisseaux, sans prélèvement du muscle grand droit (muscle abdominal antérieur et vertical) pour être rebranché au niveau de la région thoracique par microchirurgie. Ce lambeau cutanéo-graisseux va ensuite être modelé pour reconstruire le sein.

Cette technique peut être proposée chez les patientes ayant un ventre qui s’y prête (excès de tissus sous ombilical et suffisamment de laxité pour pouvoir fermer le ventre avec une cicatrice basse et dissimulable dans les sous-vêtements). Cette cicatrice occupe toute la largeur de l’abdomen.

Gracilis et PAP

Gracilis (aussi appelé TUG ou TMG) et PAP sont deux techniques de reconstructions mammaires qui ont en commun le fuseau cutané prélevé transversalement à la partie haute de la face interne de la cuisse.

La cicatrice de ces deux lambeaux est globalement située au même endroit, c’est à dire devant au niveau du pli de l’aine (dans sa partie interne), et derrière au niveau du pli sous la fesse.

Les patientes candidates doivent avoir un excès cutanéo-graisseux et une laxité cutanée compatibles avec le prélèvement de ce type de lambeau, cela sera apprécié par l’examen clinique à la consultation chirurgicale pré-opératoire.

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