2023

Etude PRECISE-PD

Publié le 27/01/2023 à 11h09 (mis à jour le 27/01/2023 à 11h09)

La plupart des maladies de Parkinson sont idiopathiques (c’est-à-dire qu’on ne connait pas la cause). Chez une petite proportion de patients, la Maladie de Parkinson (MP) est liée à une mutation génétique. Actuellement, la prise en charge thérapeutique de ces patients n’est pas différente.

Cependant, les patients atteints d’une MP liée à une mutation génétique ont un ensemble de symptômes moteurs et non moteurs, ainsi qu’une progression de la maladie et de ses symptômes qui peuvent être différents par rapport aux patients parkinsoniens sans mutation génétique. Des essais cliniques sont en cours pour cibler de nouveaux traitements qui concernent de manière plus spécifique les patients porteurs de certaines mutations génétiques. Cependant, ces traitements ne sont pas encore disponibles dans la pratique courante.

Une étude nationale en cours, a pour objectif de faire un dépistage génétique chez des patients atteints d’une MP avec un diagnostic récent ou avec une histoire familiale de MP.

Il s’agit de l’étude PRECISE-PD ; les patients qui participent à cette étude, acceptent de faire une prise de sang et une visite annuelle d’environ 1 heure.
Ces recherches s’inscrivent dans une perspective de médicine personnalisée, où les traitements seront ciblés en se basant sur les symptômes cliniques, l’âge, le sexe, et le profil génétique des patients.

Les résultats de l’étude PRECISE-PD, pourront aider les neurologues à davantage clarifier les différents "types" de maladies de Parkinson et leur profil d’évolution.

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Qu’est-ce que l’actimétrie ?

Publié le 13/01/2023 à 13h56 (mis à jour le 13/01/2023 à 14h01)

L’actimétrie est une technologie médicale qui sert à enregistrer des symptômes moteurs, comme les mouvements anormaux incontrôlés (dyskinésies), les tremblements, les lenteurs.

Ce système existe sous la forme de montre, de bracelet ou de capteurs, connectés. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson la portent au poignet toute la journée pendant au moins 5 jours.

Ces données sont transmises au neurologue. En complément de l’expertise médicale et de l’observation, cette technologie permet une vision de l’état moteur dans les conditions de vie réelle.

Le neurologue peut ainsi adapter le traitement au plus près des besoins, en fonction des symptômes, dans le but d’améliorer la qualité de vie de la personne soignée.
Léger et discret, ce dispositif est peu contraignant. Une étude française a révélé la bonne acceptabilité des différents dispositifs.

Cette technologie évolue constamment. Une première entreprise vient d’obtenir l’autorisation de commercialiser aux États-Unis une application « PARKI ».
Cette application fonctionne avec une montre Apple Watch et a de nombreuses utilités (enregistrement et analyse des mouvements, rappel des prises des médicaments, programme d’exercices quotidiens, informations éducatives…).

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Résultats d’un essai clinique : la défériprone dans la maladie de Parkinson

Publié le 27/01/2023 à 10h58

Chez les patients Parkinsoniens, la concentration en fer dans le cerveau est augmentée et pourrait participer à l’aggravation de la maladie. Ainsi, on a pu montrer qu’utiliser un chélateur de fer (qui permet d’éliminer ce métal) diminuait la dégénérescence des cellules nerveuses dans des modèles expérimentaux de maladie de Parkinson. La défériprone est un médicament, chélateur du fer, déjà utilisé chez l’homme pour traiter des maladies comme la thalassémie (maladie du sang).

L’essai clinique FAIRPARK-II a donc été réalisé afin d’évaluer si la défériprone administrée chez des patients Parkinsoniens débutants n’ayant pas encore pris de médicaments antiparkinsoniens permettait de ralentir l’évolution des symptômes moteurs sur une durée de 9 mois. 372 patients ont participé à cet essai clinique Européen : 186 ont reçu la défériprone et 186 ont reçu un placebo. Contrairement à l’hypothèse initiale, les résultats montrent que la défériprone n’a pas permis de ralentir les symptômes moteurs, mais elle les a majorés par rapport au placebo malgré une diminution de l’accumulation de fer dans le cerveau, observée en imagerie cérébrale. A la fin de cet essai clinique, tous les patients ont été traités par des médicaments antiparkinsoniens habituels et leurs symptômes ont été améliorés.

Ces résultats montrent que l’accumulation de fer dans le cerveau est un mécanisme complexe et que la défériprone n’a pas d’utilité chez des patients parkinsoniens débutants ne prenant aucun traitement dopaminergique. Néanmoins, il est possible que son administration conjointe avec des médicaments dopaminergiques puisse être plus intéressante. Néanmoins, il faudra le démonter dans un nouvel essai clinique.

Cet essai clinique a été publié dans le New England Journal of Medicine en décembre 2022 (Devos et al. NEJM 2022)

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