Paule de Viguier, un symbole féminin et culturel de la ville de Toulouse

Publié le 13/09/2004 à 12h19 (mis à jour le 08/10/2019 à 15h17)


"La Belle Paule" Henri Rachou - Capitole
Le conseil d’administration du CHU a décidé de donner au nouvel hôpital de la Mère le nom d’une femme du XVIème siècle qui avait, avec la mythique Clémence Isaure, passionné les toulousains de la Renaissance. Voici son histoire.

« accompagnée de deux chaperons, laiderons à côté de tant de merveilles, arrive une jeune femme de vingt ans tout au plus, tenant des deux mains sa robe afin qu’elle ne traîne pas tout à fait par terre. Son regard noisette dans des yeux en amande fixe une ligne imaginaire pour, non par orgueil, ignorer le bas peuple, mais faire en sorte de ne pas ajouter au désordre public si elle venait à poser les yeux sur quelqu’un en particulier. Malgré sa robe ample, tout au moins après sa taille, on devine les formes de Vénus.
Elle marche, elle glisse, peut être légèrement hautaine, mais il faut qu’elle le soit. Des personnes se découvrent sur son passage comme elles le feraient pour une madone un jour de procession. Elle passe, elle est passée, elle s’éloigne, c’est fini... »
Telle est l’impression à Toulouse laissée par une femme, Paule de Viguier, « la Belle Paule », pour laquelle la postérité ne nous a malheureusement laissée aucun portrait, excepté celui du peintre Henri Rachou visible dans la Salle des Illustres de l’Hôtel-de-Ville.