Arnaud Baric n’est plus dans un grenier !

Publié le 11/08/2020 à 14h37 (mis à jour le 12/08/2020 à 12h39)

Ce titre fait référence à un article [1] d’André Hermet (1918-2013) publié en 1983 dans la revue d’érudition locale Auta de la Société des Toulousains de Toulouse, dans lequel l’auteur décrit brièvement le rôle du personnage - très préoccupé par la pauvreté - dans la fondation de l’hôpital de La Grave. Il évoque le portrait en donnant sa description mais sans toutefois pouvoir le localiser.

Ce tableau était à l’origine conservé dans le quartier des Sœurs de la Charité à l’Hôpital Saint-Joseph de La Grave et on perdit sa trace lors d’un déménagement, peut-être dans les années 1970.

Toujours évoquant l’œuvre introuvable mais dans un article plus conséquent, Marguerite-Marie Shibano a retracé en 1988 dans Les Annales du Midi [2]
l’histoire d’Arnaud Baric à l’origine de la création de La Grave mais aussi - et surtout - celle du missionnaire apostolique spécialisé dans la désinfection des villes contaminées par la peste et son action lors de la terrible épidémie de 1652-1653 [3]

C’est seulement en 2006 que le tableau fut retrouvé par Maurice Prin (1928 - 2019) Conservateur honoraire du Couvent des Jacobins qui le remis au Professeur Lise Enjalbert (1916-2015), virologue et présidente de l’Association des Amis de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques et de La Grave.

Le Pr. Enjalbert céda l’œuvre au CHU de Toulouse qui en finança la restauration en 2008.

[1HERMET André dans L’Auta n° 489 – octobre 1983 -Le portrait d’Arnaud Baric est-il dans un grenier ?

[2SHIBANO Marie-Marguerite dans Les Annales du Midi – tome 100 – n°182 ; avril-juin 1988. pp 153-180 -Arnaud Baric, missionnaire apostolique. Un prêtre toulousain en guerre contre la pauvreté, la peste et les Jésuites (vers 1607-1668).

[3Le 23 février 1652 la peste réapparaît à Toulouse ; c’est la dernière grande épidémie pour la ville mais elle va faire en quinze mois plus de 25 000 victimes. Au XVIIème siècle, elle avait auparavant sévi en 1607 et 1608 et 1628-1632 (10 000 morts pour 50 000 habitants). Elle fait une dernière apparition en 1694 (3300 morts). La peste de 1720, la dernière en France, n’est pas arrivée jusqu’à Toulouse.