De multiples petits hôpitaux bientôt réunis

Publié le 10/09/2004 à 18h11 (mis à jour le 22/10/2019 à 14h44)


gravure tirée de la Nef des Fous, fin XVème s. - Sébastien Brant
En 1633, le mémorialiste Guillaume Catel énumère 30 établissements hospitaliers à Toulouse pouvant recevoir des pèlerins. L’Hôpital Saint-Raymond, fondé en 1070, est le premier établissement hospitalier de la ville.
En général c’étaient de petits établissements qui devaient compter tout au plus une dizaine de places (3 à 4 pèlerins par lit) issus de fondations pieuses spontanées depuis le Moyen-Age, de particuliers, et qui eurent bien souvent une existence éphémère : le fondateur donne une somme d’argent nécessaire à la construction du petit hôpital. Une fois cette somme épuisée, l’Hôpital disparaît ou est rattaché à un autre établissement plus proche et plus important. Ces petits hôpitaux étaient trop éphémères et trop petits pour être localisés correctement ; citons pour exemple un petit hôpital fondé vers 1300 rue Sainte-Ursule.
Les couvents, Bénédictins et Cisterciens notamment, étaient aussi fondateurs de grandes infrastructures pour les pèlerins (les Bénédictins de la Daurade par exemple).
Le nombre, et surtout l’éparpillement, des hôpitaux à Toulouse soulève l’inquiétude des habitants et des pouvoirs publics à cause des risques de contagion. En 1505, une ordonnance du Sénéchal Georges d’Olmières, commissaire au Parlement a tenté de mettre de la clarté dans une situation anarchique. Le 25 février 1524, un arrêt du Parlement réunit tous ces petits hôpitaux autonomes à l’Hôpital Saint-Jacques du Bout du Pont, né en 1313 de la réunion de l’Hôpital Sainte-Marie de la Daurade datant de 1130 et de l’Hôpital Novel construit en 1227.