L’Hôtel-Dieu dans la 1ère moitié du XX° siècle

Publié le 10/09/2004 à 17h55 (mis à jour le 19/02/2020 à 15h43)


Le Pont-Neuf et l’Hôtel-Dieu. Carte postale 1906. Coll. Gérard Charité
En 1900, la moitié du territoire toulousain est agricole. Nombre de petits métiers sont liés à l’agriculture. Lardenne, Lalande, Croix-Daurade, Saint-Simon et Pouvourville ne sont encore que de petits villages.

  • 1901, ouverture de l’Ecole d’Infirmiers et d’Infirmières : pour la première fois les soins deviennent un métier après obtention d’un diplôme délivré par l’Etat.
    La même année voit le début des travaux d’assainissement de l’Hôtel-Dieu pour remédier aux infections nosocomiales. En effet, celles-ci pouvaient êtres favorisées par la situation géographique de l’Hôtel-Dieu : au sein du quartier Saint-Cyprien qui abritait 7 à 8 boyauderies, dépôts d’os et maroquineries. De plus, les vents d’Ouest rabattaient à l’Hôtel-Dieu ces émanations malsaines.
  • 1906, les capacités d’hospitalisation de l’Hôtel-Dieu sont insuffisantes ; le projet de construction d’un hôpital hors de la ville, à Purpan, est déposé.
  • 1914-1918, même si Toulouse se trouve loin du front, les réfugiés arrivaient en nombre.
  • 1916, pour répondre au problème récurent des inondations à Saint-Cyprien, un projet des Ponts-et-Chaussées de l’ingénieur Pendariès voit le jour et prévoit de démolir l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques et l’Hôpital de La Grave ainsi que le Pont Neuf et de les remplacer par un large bassin. On accuse ces édifices de favoriser les inondations en formant un goulet d’étranglement à ce niveau de la Garonne. Les Académies savantes et les Toulousains de Toulouse s’élèvent contre ce projet qu’ils qualifient de "vandalisme" et c’est le début d’une longue bataille jusqu’en 1918 débouchant sur son abandon. Les défenseurs du patrimoine de cette époque ont fait remarquer que le Pont Neuf, remarquablement bien construit, est surtout le seul pont de la ville a avoir résisté à l’inondation de 1875 et qui a permis l’acheminement des secours jusqu’au quartier Saint-Cyprien !
  • 1921, instauration officielle du concours de l’Internat des Hôpitaux de Toulouse.
  • 1925, en première année d’études de Médecine à Toulouse, on compte 100 étudiants et ...1 étudiante ; elles sont trois lors de la promotion suivante.
  • 1935, la première Sœur Infirmière diplômée d’Etat arrive dans les hôpitaux.
  • 1937, on compte 400 malades à l’Hôtel-Dieu pour 30 Sœurs ; 1 chef de service par salle ; 85 internes et externes ainsi que les premières infirmières civiles arrivées deux ans auparavant.
  • 1940, afflux massif à l’Hôtel-Dieu de réfugiés épuisés, de malades, de mourants qu’il faut tenter d’héberger dans de grandes salles. L’Hôpital est alors summergé et en rupture de médicaments.