Quels sont les symptômes ?

Publié le 29/03/2021 à 17h24

Il existe deux catégories de symptômes dans la maladie de Parkinson : les symptômes moteurs et les symptômes non moteurs.

Les symptômes moteurs

La plupart des symptômes moteurs décrits ci-dessous sont asymétriques c’est-à-dire qu’ils touchent préférentiellement un côté du corps.

Les trois principaux symptômes moteurs de la maladie de Parkinson sont :

  1. L’akinésie ou bradykinésie est une difficulté à initier et exécuter les mouvements, qui deviennent plus lents. On peut aussi ressentir un ralentissement général, la sensation d’être bloqué, voire l’incapacité à effectuer un mouvement. Les mouvements semi-automatiques comme l’écriture ou la marche sont souvent perturbés par l’akinésie. L’écriture peut devenir plus petite voire illisible, on parle alors de micrographie. Lors de la marche, l’akinésie se manifeste par la perte du ballant d’un bras, une sensation de gêne au niveau d’une jambe, un pas raccourci ou l’impression d’accrocher le sol avec le pied.
  2. L’hypertonie ou rigidité se traduit par des raideurs musculaires. Elle varie d’une personne à l’autre, et se localise souvent aux articulations (nuque, épaules) et le long de la colonne vertébrale entrainant parfois une modification de la posture (penchée, voûtée). Elle est augmentée par le stress et par les activités qui sollicitent beaucoup les muscles (soulever du poids, jardinage, bricolage).
  3. Le tremblement de repos est en général présent lorsque la partie du corps concernée n’est pas en mouvement. Le plus souvent, il disparait à l’initiation d’un mouvement volontaire. Le tremblement disparaît généralement pendant le sommeil et réapparaît dès le réveil. Il prédomine le plus souvent à l’extrémité des membres : la main, le poignet, le pied, le menton. Le tremblement peut s’aggraver lors d’un état de stress, ou d’une émotion forte.

Le tremblement est un symptôme fréquent mais il ne touche pas tous les patients atteints de la maladie. Il est important de savoir que d’authentiques malades parkinsoniens ne trembleront jamais (environ 30 %).

Plusieurs années après le début de la maladie, certains patients voient apparaitre des complications motrices : les médicaments ont une durée d’action plus courte. C’est ce qu’on appelle des fluctuations motrices. Les phases de déblocage, appelées « ON », laissent la place à des phases de blocages « OFF », survenant avant la prise de médicament ou avant que celle-ci n’ait été efficace.

On peut parfois voir apparaitre des dyskinésies. Les dyskinésies sont des mouvements involontaires et incontrôlés induits par la lévodopa, plus ou moins gênants selon leur intensité, pouvant toucher les membres, le cou, la tête… Elles sont en général liées à un surdosage du traitement antiparkinsonien.

Les symptômes non moteurs

  • Les troubles du sommeil : ils surviennent parfois très tôt. Le sommeil est moins profond et moins réparateur. Cela se manifeste par des difficultés d’endormissement, des réveils fréquents en cours de nuit ou trop tôt le matin. Parfois, ce sont des rêves agités, assez fréquemment retrouvés dans la maladie de Parkinson, qui vont perturber le sommeil, la personne vit ses rêves en parlant, criant ou bougeant en fonction du contenu de son rêve. Enfin la somnolence présente la journée est la conséquence de la maladie, des troubles du sommeil et parfois un effet indésirable du traitement.
  • La douleur : c’est un symptôme fréquent dans la maladie de Parkinson à tous les stades de la maladie, survenant parfois avant le diagnostic. Dans la maladie de Parkinson, le seuil de perception de la douleur est abaissé donc le patient ressent plus la douleur peu importe son origine.
  • Les troubles digestifs : parmi lesquels la constipation et les ballonnements.
  • Les troubles de l’attention et de la concentration : ils se traduisent par l’oubli momentané de faits récents (où ai-je mis mes clés ?), des difficultés à se concentrer sur une activité ou à faire plusieurs choses en même temps. Il peut exister des problèmes d’organisation ou de planification. Ce sont, la plupart du temps des troubles légers, souvent peu gênants.
  • Les troubles psychiques : ils sont très variés comme la perte de l’envie et de la motivation (appelée apathie), l’hyperémotivité, l’anxiété, la tristesse et la dépression. Ces troubles peuvent être améliorés par une aide psychologique voire des traitements antidépresseurs ou anxiolytiques.

Des symptômes propres à chaque patient

Il est important de préciser qu’aucun patient ayant une maladie de Parkinson ne présente tous les symptômes moteurs et non moteurs. C’est pour cela qu’on dit que chaque patient a sa propre maladie de Parkinson : les symptômes diffèrent d’un patient à l’autre et, de ce fait, la prise en charge doit être également personnalisée.