Un établissement mieux identifié

Publié le 17/02/2021 à 13h24 (mis à jour le 17/02/2021 à 13h55)

Après-guerre, l’ordonnance de 1945 donne au CRAC un statut de droit privé qui lui confère son indépendance de la faculté comme de l’hospitalisation publique. Durant les années 1950, sous l’impulsion de Pierre Marquès, l’établissement développe la télécobalthérapie et la médecine nucléaire. À la même période, le CRAC élargit son champ territorial et installe des antennes dans les départements voisins afin de développer les consultations et le dépistage de la maladie.

Fer de lance de la lutte régionale, l’accroissement de l’activité couplé à la longueur de l’hospitalisation induisent la construction de deux nouveaux bâtiments, au nord et à l’est, avec une capacité d’accueil et un confort amélioré (chambres de un à trois lits avec sanitaires). Dans les années 1970 et 1980, les technologies les plus modernes se bousculent, notamment dans le domaine de l’imagerie, avec l’échotomographie, le scanner et l’imagerie à résonance magnétique (IRM).

Parallèlement, le traitement par chimiothérapie s’impose, en complément de la radiothérapie et de la chirurgie, en début de certains cancers notamment chez l’enfant.


L’entrée du CRAC dans les années 1960 (Photo : ICR)

Au cours de la décennie 90, le Centre anticancéreux (qui a pris le nom de Claudius Regaud en 1974 puis celui d’Institut Claudius Rigaud –ICR- en 1997) opère une mutation du mode opératoire, avec une prédominance de la prise en charge ambulatoire. Une demande croissante de ce type de soins qui nécessite l’érection d’un bâtiment supplémentaire de plus de 6 000 m2, sur les parcelles des anciennes cliniques Saint-Nicolas et Saint-Sauveur. Mais le paysage hospitalier change au cours des années 2000.

Dans l’élan du Plan Cancer lancé par le président Chirac en mars 2003, Philipe Douste-Blazy, le maire de la ville, décide au printemps suivant de déplacer l’ICR au sein de l’Oncopole de Langlade, le pôle d’excellence de recherche sur le cancer. Dix ans plus tard, à partir d’avril 2014, les 800 salariés quittent définitivement le site historique de la rue du Pont Saint-Pierre pour la route d’Espagne, sur l’un des trois sites de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) de l’Oncopole, au côté des services d’oncologie du CHU de Toulouse.

Mathieu Arnal

L’IUCT-O aujourd’hui