Construire un vaste établissement, moderne, éloigné du centre-ville

Publié le 13/09/2004 à 11h33 (mis à jour le 07/10/2019 à 15h38)

Au cours de la séance de la Commission administrative des Hospices de Toulouse du 14 février 1905, pour la première fois a été posée la question de l’abandon de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, jugé vétuste, incommode et surtout insuffisant. On évoque alors son remplacement par un grand établissement nouveau, beaucoup plus vaste et aménagé conformément aux exigences de la science moderne et des conceptions du temps présent.

Le Docteur Caubet a été le principal avocat de ce projet. La vétusté de l’Hôtel-Dieu, son insuffisance d’espace et les conditions défectueuses d’installation des services devenus indispensables décident la Commission des Hospices à abandonner l’Hôtel-Dieu et de construire immédiatement un nouvel établissement répondant aux exigences et aux besoins autant des malades que de l’enseignement médical.
Le domaine de Baladier est retenu par la Commission car il présente bon nombre d’avantages. Cependant, pour acquérir et donner à ce terrain sa destination nouvelle, l’accord du Conseil de Santé était obligatoire : l’acte d’achat est passé le 8 juillet 1905 et la Commission acquiert le terrain pour 80 000 francs, prix fixé par Mme Veuve Gay propriétaire du domaine.

De 1905 à 1907, on prépare le projet selon les besoins du corps médical. Le 15 janvier 1907, la Commission décide la construction de 8 pavillons comprenant 570 lits : médecine générale, chirurgie générale, accouchements, enfants, contagieux et les tuberculeux (ces derniers étaient alors nombreux et leur isolement n’était pas possible à l’Hôtel-Dieu).
L’architecte Barthélémy Guitard est désigné par concours le 9 juillet 1907.
En 1909, le devis estimé s’élève à 4 181 000 francs ; les Hospices et la ville de Toulouse doivent participer à hauteur de 1000 000 de francs chacun.
Le 15 novembre 1910, le Comité des Inspecteurs généraux adopte définitivement le projet de construction de l’Hôpital suburbain.