Aujourd’hui et demain : le devenir d’un patrimoine en question

Publié le 23/06/2011 à 10h44 (mis à jour le 07/10/2019 à 15h25)

2004, le 12 janvier, le conseil d’administration du CHU de Toulouse s’est prononcé en faveur d’un grand projet de modernisation des hôpitaux et de restructurations des services autour de pôles. L’élaboration et la réalisation de ce projet, qui n’a pas son pareil depuis 30 ans, va se prolonger jusqu’en 2010 pour déboucher, moyennant de très lourds investissements, à un regroupement des activités hospitalières de même nature, mettant ainsi fin aux « hôpitaux miroirs ».
L’Hôpital La Grave n’aura plus de services d’hospitalisation traditionnelle mais uniquement des activités ambulatoires. Après la maternité déjà été transférée à l’Hôpital Paule de Viguier, les services de gériatrie à leur tour programmés pour quitter le site.

Une page est tournée

  • 2007, Elaboration du projet « Hôpital 2007 » comprenant de grands chantiers engagés sur le site de Purpan et Rangueil pour permettre les restructurations prévues dans le Projet Médical, c’est-à-dire le regroupement des soins par pôles spécialisés entre Purpan, Rangueil et le site du Cancéropôle à Langlade. (Voir les Grands Projets du CHU.Dans ce cadre, le site d’Ancely à Purpan a été choisi pour recevoir les services de personnes âgées dépendantes de La Grave et de moyen séjour de Purpan. Un nouvel établissement y est construit. Baptisé « Hôpital Garonne », il comprend 160 lit de long séjour et 20 lits de moyen séjour. A la fin de l’année 2009, ce nouvel établissement est livré.
  • 2010, au mois de mai, les patients de La Grave sont petit à petit transférés à l’Hôpital Garonne. Dès lors, le site de La Grave n’accueille plus de patients hospitalisés.
    Pour les équipes soignantes comme pour les patients, dont certains étaient présents à La Grave depuis de nombreuses années, une page est tournée mais le livre d’histoire de La Grave ne se ferme pas encore. Toujours propriété du CHU de Toulouse, l’établissement sera réaffecté à d’autres activités, dans le respect de l’architecture existante, protégée au titre des Monuments historiques.

L’Hôpital Saint-Joseph de La Grave a subi de très nombreuses mutations depuis son apparition dans les documents au XIIème siècle. Malgré une architecture rappelant son rôle d’isolement au XVIème siècle puis d’enfermement de la misère urbaine des XVIIème et XVIIIème siècles, il gagne son statut de véritable Hôpital avec la médicalisation de ses services au XIXème siècle et avec leur humanisation au XXème siècle.
Même si son caractère de monument historique et ses infrastructures anciennes ne lui ont pas permis d’être inclus en ce début de XXIème siècle dans la restructuration des services hospitaliers autour de pôles, il reste, avec son voisin l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, le symbole de la genèse de la communauté de Santé toulousaine et de son histoire
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