La genèse de l’Hôpital Saint-Jacques « du-bout-du-pont »

Publié le 10/09/2004 à 17h34 (mis à jour le 27/11/2006 à 16h58)

  • 1130-1140, attestation de l’existence de l’Hôpital Sainte-Marie de la Daurade, rive gauche de la Garonne, (avant lui existait « la charité Sainte-Marie ») grâce à un legs d’un prieur [1] Bénédictin de la Daurade (Hospitale Beate Mariae). Cet établissement répond à l’augmentation nécessaire des capacités d’accueil pour les malades et les pèlerins venant de la route d’Auch ; cet établissement charitable est alors considéré comme bien d’église, privilégié et protégé comme tel.
  • 1141, le Comte Alphonse Jourdain autorise la construction d’un pont, le Pont de la Daurade, entre l’Hôpital Sainte-Marie et le Couvent de la Daurade. Ce pont va servir pendant cinq siècles. C’est sa dernière pile que l’on peut voir aujourd’hui accolée à l’Hôtel-Dieu.
  • 1225-1227, grâce au legs d’un terrain par Arnaud d’Aragon, prieur de la Daurade, un nouvel établissement charitable est édifié pour recevoir les nécessiteux : l’Hôpital Nouvel ou Novel (du nom de leurs architectes Rosergio et Bertrand de Novelo), bâti sur pilotis de chêne, plus vaste que son voisin l’Hôpital Sainte-Marie auquel il sera associé en 1313.
  • 1257, date considérée comme celle de la fondation officielle de l’Hôpital Saint-Jacques avec un nouvel acte de donation du prieur de la Daurade Bertrand de Saint-Géniès le 5 janvier : « officiellement confié aux membres et bayles de la confrérie Saint-Jacques ».
  • 1313, l’Hôpital Sainte-Marie de la Daurade et l’Hôpital Nouvel sont réunis pour former l’Hôpital Saint-Jacques du Bout-du-Pont, qui ne cessera par la suite de s’agrandir. Des voûtes et des arcs vont relier matériellement les deux bâtiments en 1560.

[1supérieur d’un prieuré (communauté religieuse non érigée en abbaye)