Histoire de l’hôpital Paule de Viguier

Paule de Viguier, un symbole féminin et culturel de la ville de Toulouse

Publié le 13/09/2004 à 12h19 (mis à jour le 24/08/2012 à 15h28)

Le conseil d’administration du CHU a décidé de donner au nouvel hôpital de la Mère le nom d’une femme du XVIème siècle qui avait, avec la mythique Clémence Isaure, passionné les toulousains de la Renaissance. Voici son histoire.

« accompagnée de deux chaperons, laiderons à côté de tant de merveilles, arrive une jeune femme de vingt ans tout au plus, tenant des deux mains sa robe afin qu’elle ne traîne pas tout à fait par terre. Son regard noisette dans des yeux en amande fixe une ligne imaginaire pour, non par orgueil, ignorer le bas peuple, mais faire en sorte de ne pas ajouter au désordre public si elle venait à poser les yeux sur quelqu’un en particulier. Malgré sa robe ample, tout au moins après sa taille, on devine les formes de Vénus.
Elle marche, elle glisse, peut être légèrement hautaine, mais il faut qu’elle le soit. Des personnes se découvrent sur son passage comme elles le feraient pour une madone un jour de procession. Elle passe, elle est passée, elle s’éloigne, c’est fini... »
Telle est l’impression à Toulouse laissée par une femme, Paule de Viguier, « la Belle Paule », pour laquelle la postérité ne nous a malheureusement laissée aucun portrait, excepté celui du peintre Henri Rachou visible dans la Salle des Illustres de l’Hôtel-de-Ville.

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« la Belle Paule », entre romantisme et vérité historique

Publié le 13/09/2004 à 12h20 (mis à jour le 23/08/2012 à 13h46)

Le 1er août 1533, François 1er en visite à Toulouse est reçu, entre autre, par Jean de Bernuy dans son hôtel particulier ; celui-là même qui s’est porté garant de sa rançon lorsqu’il était prisonnier de Charles Quint, le Roi d’Espagne.
Pour cette venue, les Capitouls ont organisé de grandes festivités, fort chères nous disent les chroniqueurs (pour faire oublier le peu de taxes rapportées au pouvoir royal à cause des mauvaises récoltes ?)
Au moment de la remise des clés de la ville, François 1er est accueilli par deux jeunes filles, l’une d’elles se nommait Paule de Viguier (1518 - 1610), alors âgée de 14 ans. Elle accueille le Roi avec un compliment en vers lu...en Français.
Le Roi est frappé par sa beauté et la surnomme « la Belle Paule ».
Les Toulousains ont été également saisis par la beauté de celle « qui réunissait en sa personne les plus charmantes qualités et la beauté la plus parfaite (...) »
Au départ du Roi, le peuple de Toulouse est la source de troubles et les Capitouls obligent la « Belle Paule » à apparaître à sa fenêtre deux fois par semaine pour contenter la foule. C’est cette scène qui a été représentée par Henri Rachou au Capitole.
Paule de Viguier n’était pas seulement une belle femme comme nous le raconte la littérature locale, elle était aussi une mère qui avait perdu brutalement son fils. Elle racontait ce triste événement à travers de la poésie d’un grand lyrisme.

Paule de Viguier va utiliser sa réputation et sa fortune pour ouvrir les portes de son hôtel particulier aux poètes, écrivains et chanteurs. Elle va contribuer à l’évolution des mentalités et au renouveau des arts de la ville rose.
Dans ce contexte de Renaissance où se mêlent romantisme et vérité historique, Toulouse a besoin d’un peu d’art et de finesse car elle reste depuis longtemps sourde aux changements venus de l’extérieur.

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La genèse d’une même structure mère-enfant

Publié le 13/09/2004 à 12h18 (mis à jour le 25/03/2005 à 11h51)

Le projet d’un hôpital regroupant la mère et l’enfant au CHU de Toulouse est le fruit d’une longue réflexion qui a duré plus de 20 ans.
Le pas entre le projet et la réalité sur le terrain a été franchi lorsqu’on a intégré les résultats d’études épidémiologiques anglo-saxonnes et nord européennes sur les conséquences du transfert des nouveaux-nés pathologiques d’une maternité vers un service de pédiatrie.
Ce transfert, pour les enfants les plus fragiles, se traduit par une augmentation de la morbidité et de la mortalité, et des séquelles psychomotrices.
Partant de ce constat, les décrets sur la sécurité périnatale imposent depuis 1998 que chaque région dispose d’au moins un hôpital Mère-Enfant.
L’ARH, l’Agence Régionale d’Hospitalisation de Midi-Pyrénées a décidé qu’il n’y aurait dans notre région qu’un seul hôpital de ce type et qu’il serait localisé au CHU de Toulouse.
La décision a donc été prise de bâtir une maternité à côté de l’Hôpital des Enfants.

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Paule de Viguier : l’Hôpital femme-mère-couple

Publié le 13/09/2004 à 12h19 (mis à jour le 07/09/2012 à 14h23)

L’ouverture de l’Hôpital des Enfants le 23 septembre 1998 était l’une des premières concrétisations de la politique de polarisation des services du CHU de Toulouse.
Cette première phase s’est poursuivie en 2002 avec le transfert des services de maternité de l’Hôpital La Grave et de Rangueil pour aboutir au pôle Mère-Enfant. Cet établissement représente l’élément clé d’un programme de santé public et de sécurité à la naissance qui bénéficie à l’ensemble de la région Midi-Pyrénées. La charte constitutive du réseau périnatalité de la région "Matermip", ne fait que confirmier la vocation régionale de cette nouvelle structure.

En effet, les spécialités concernant la femme et le couple, auparavant dispersées, ont toutes été regroupées sur un même site, dans un bâtiment entièrement neuf qui offre un confort supplémentaire pour les patientes et les mamans, une sécurité maximum pour les nourrissons (le secteur naissance est distant de 35 mètres du service de réanimation néonatale situé à l’Hôpital des Enfants) et des équipements de haut niveau pour les grossesses à risque, les couples stériles et toutes les pathologies féminines.

L’Hôpital Paule de Viguier, construit en continuité géographique et logistique de l’Hôpital des Enfants, a une surface globale de 28 000 m2 et une capacité d’accueil de 206 lits.

  • Plus de 400 médecins et personnels hospitaliers travaillent dans cette structure sur les spécialités médicales autour de la femme, du couple et de la mère : gynécologie-obstétrique, diagnostic prénatal, stérilité du couple, chirurgie générale et gynécologique, biologie de la reproduction, oncologie gynécologique, unité de prise en charge de la ménopause et des maladies osseuses et métaboliques ainsi que la rééducation fonctionnelle.

En évoquant une personnalité de l’Histoire de Toulouse, le nom d’« Hôpital Paule de Viguier » a été choisi en octobre 2002 pour ce nouvel établissement de soins. L’ouverture au public s’est déroulée le 25 mars 2003.

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